Le Tribunal de grande instance (TGI) de Ouahigouya a rendu son verdict, le mercredi 22 avril 2026, dans l’affaire opposant Dougoutigui (nom d’emprunt) au ministère public. Le prévenu était poursuivi pour coups et blessures volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner.
Un drame né d’une somme de 100 FCFA
Les faits remontent au 12 mars 2026. Selon les éléments du dossier, une dispute a éclaté entre le prévenu, cordonnier de profession, et la victime, Tanga (nom d’emprunt), à propos de la somme de 100 francs CFA.
La tension s’est poursuivie jusqu’à l’atelier du prévenu, où une altercation a dégénéré. Armé d’une paire de ciseaux qu’il tenait à la main, Dougoutigui a porté un coup au cou de son adversaire.
La victime a succombé à une importante hémorragie causée par une plaie profonde de huit centimètres.
Le tribunal reconnaît le prévenu coupable
À l’audience du 1er avril 2026, le prévenu avait reconnu les faits tout en affirmant qu’il n’avait jamais voulu tuer la victime.
Après examen du dossier et des débats, le tribunal l’a déclaré coupable des faits de coups mortels.
La décision de justice
Le tribunal a condamné Dougoutigui à :
– 36 mois d’emprisonnement ;
– dont 12 mois ferme ;
– une amende de 300 000 FCFA assortie du sursis.
Concrètement, le condamné devra passer un an en prison.
Pour Dougoutigui, le retour à son atelier de cordonnerie devra attendre. Il passera une année derrière les barreaux pour répondre d’un acte commis sous l’emprise de la colère.
Source : TGI de Ouahigouya






