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Récit d’un procès : Un homme de 67 ans s’est fait voler 1 200 000 F CFA par sa copine de 19 ans

JIB2 16 mai 2026 0
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Salimata (nom d’emprunt), 19 ans, comparaissait le 27 mai 2025 devant le tribunal correctionnel de Bobo-Dioulasso. Elle était poursuivie pour avoir volé la somme de 1 200 000 F CFA à Didier (également nom d’emprunt), un homme âgé de 67 ans.

Salimata, qui a suivi une formation d’auxiliaire de pharmacie, cherchait un stage dans son domaine. Ses parents, soucieux de son avenir, sollicitent l’aide de l’un de ses professeurs. Celui-ci contacte Didier, une connaissance, pour aider la jeune fille.

Mais la collaboration prend une tournure inattendue : une relation intime s’installe entre le sexagénaire et la jeune femme. Salimata se rend à deux reprises chez Didier et repère l’endroit où il conserve son argent.

Le 8 mars 2025, elle retourne dans la cour de Didier en son absence. Prétextant vouloir l’attendre, elle envoie la fille de ménage acheter une boisson. Profitant de leur absence, elle entre dans la chambre et dérobe 1 000 000 F CFA. Didier, sans se rendre compte du vol, ne signale rien.

Deux mois plus tard, Salimata récidive. Cette fois, elle vole 200 000 F CFA. Didier finit par remarquer un manquant dans ses économies et dépose plainte.

À la barre, la prévenue reconnaît les faits. « Oui, j’ai volé 1 200 000 F CFA », affirme-t-elle, précisant que Didier était son copain, une relation que ce dernier nie formellement.

Interrogée sur l’utilisation de l’argent, elle déclare : « J’ai acheté un téléphone, payé des formations en informatique et en pâtisserie, et j’ai dépensé le reste dans les restaurants et les maquis avec mes amies. »

Le parquet lui demande si Didier l’avait déjà reçue dans sa chambre. Salimata répond : « Oui, la première fois en journée, la deuxième, la nuit. »

Didier affirme avoir retiré sa plainte après des interventions de la famille de la jeune femme, mais le tribunal rappelle que dans les cas de vol, le retrait de la plainte n’arrête pas les poursuites.

Le ministère public estime que les faits sont caractérisés, mais suggère d’accorder des circonstances atténuantes, compte tenu du contexte. Il requiert une amende de 500 000 F CFA avec sursis.

L’avocat de la défense plaide la clémence, évoquant une situation ambiguë où une relation affective aurait pu exister.

Salimata, pleine de regrets, promet de ne plus recommencer.

Le tribunal l’a reconnue coupable et l’a condamnée à 12 mois de prison avec sursis et 500 000 F CFA d’amende, également assortie de sursis.

justiceinfosburkina.com

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