Le Substitut du procureur général près la Cour d’appel de Bobo-Dioulasso, Diakalya Traoré, estime que les hommes victimes de violences conjugales constituent une réalité souvent passée sous silence. Dans une publication diffusée sur sa page Facebook, le magistrat invite à élargir le regard porté sur les violences basées sur le genre (VBG) afin d’inclure toutes les victimes, sans distinction de sexe.
Selon lui, les efforts engagés ces dernières années pour prévenir et réprimer les violences faites aux femmes et aux filles, bien qu’indispensables, ne devraient pas conduire à ignorer les situations dans lesquelles des hommes subissent également des violences au sein du couple.
Dans son analyse, Diakalya Traoré évoque le poids des représentations sociales qui, selon lui, empêchent de nombreux hommes de dénoncer les violences dont ils seraient victimes. Il estime que la crainte des moqueries, de la stigmatisation ou de la remise en cause de leur masculinité pousserait certains à garder le silence ou à attribuer leurs blessures à d’autres causes.
Le magistrat considère également que cette situation contribue à créer des « victimes silencieuses », qui renoncent à engager des démarches judiciaires ou à solliciter une assistance.
Sans remettre en cause la nécessité de protéger les femmes et les filles contre les violences fondées sur le genre, il plaide pour une approche plus inclusive, permettant à toute personne victime de violences conjugales d’accéder à la protection de la loi et aux mécanismes de prise en charge.
Une analyse qui relance le débat sur la prise en compte de toutes les formes de violences au sein du couple et sur les obstacles socioculturels qui peuvent freiner leur dénonciation.
Source : publication de Diakalya Traoré, Substitut du procureur général près la Cour d’appel de Bobo-Dioulasso, sur sa page Facebook.
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