L’ancien responsable de la Séléka, Mahamat Saïd Abdel Kani, a été reconnu coupable de crimes contre l’humanité par la Cour pénale internationale (CPI), mercredi 23 septembre à La Haye.
Le procès concernait des faits remontant à 2013, pendant la guerre civile en République centrafricaine. À cette période, Mahamat Saïd dirigeait l’Office central de répression du banditisme (OCRB) à Bangui.
L’accusation lui reprochait notamment d’avoir fait arrêter, emprisonner et torturer des personnes considérées comme proches de l’ancien président François Bozizé. La CPI l’a finalement reconnu coupable de quatre chefs d’accusation, liés notamment à l’emprisonnement, à la torture, à la persécution et à d’autres actes inhumains.
Âgé aujourd’hui de 56 ans, Mahamat Saïd Abdel Kani a assisté à l’énoncé du verdict à La Haye. La juge Miatta Maria Samba a toutefois prononcé son acquittement pour plusieurs autres charges, notamment celles liées aux crimes de guerre, aux traitements cruels et aux atteintes à la dignité humaine.
Après plusieurs années de procédure devant la CPI, l’ancien chef de l’OCRB attend désormais de connaître sa peine. La Cour devra déterminer la sanction qui lui sera appliquée à la suite de cette condamnation.
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