La Commission nationale des droits humains (CNDH) plaide en faveur d’une meilleure prise en charge des survivant·e·s de violences basées sur le genre (VBG). Ce jeudi 24 septembre 2026, le Secrétaire général de la CNDH, le Camarade Adama YEYE, accompagné d’acteurs de la société civile et de collaborateurs, a porté une note de plaidoyer auprès du ministère en charge de la Famille et de la Solidarité pour la création et/ou l’opérationnalisation de centres intégrés de prise en charge des survivant·e·s de VBG, en donnant la priorité aux zones les plus affectées.
La délégation a été reçue par le Camarade Commandant W. Michael NITIEMA, Directeur de Cabinet de la ministre de la Famille et de la Solidarité, entouré de ses collaborateurs. À travers cette démarche, la CNDH entend encourager le Gouvernement à accélérer la mise en place de structures capables d’offrir, en un même lieu, une réponse globale et coordonnée aux besoins des survivant·e·s.
Ce plaidoyer s’appuie notamment sur les résultats d’une collecte de données menée auprès de centres de prise en charge et de personnes survivantes de VBG. Cette activité, portée par la CNDH, a été réalisée avec l’appui de points focaux issus de l’ADEP Pugsada, de l’Association des femmes juristes du Burkina Faso, de l’Association Voix de Femme, du CIFDHA, du ministère de la Famille et de la Solidarité et de la CNDH. L’étude a bénéficié de l’accompagnement financier du Projet PLURIELLES basé à Banfora.

Les données recueillies mettent en évidence la persistance d’une forte prévalence des VBG au Burkina Faso et révèlent plusieurs insuffisances dans le dispositif actuel de prise en charge. Malgré l’existence d’un cadre juridique et institutionnel impliquant les services sociaux, sanitaires, judiciaires ainsi que les organisations de la société civile, l’offre demeure encore fragmentée, incomplète et inégalement répartie sur le territoire national.
La faible capacité de plusieurs structures existantes et l’insuffisance de leur couverture géographique constituent ainsi des obstacles à l’accès des survivant·e·s à une prise en charge complète. L’étude souligne notamment que 95 % des personnes survivantes enquêtées estiment que la disponibilité de plusieurs services au sein d’un même centre améliorerait significativement leur prise en charge.
Ces services comprennent notamment les soins médicaux, l’accompagnement psychosocial et psychologique, la réinsertion socioéconomique ainsi que l’assistance juridique et judiciaire. La création et l’opérationnalisation de centres intégrés apparaissent dès lors comme une réponse permettant de réduire les ruptures dans l’accompagnement et de mieux répondre à la diversité des besoins des survivant·e·s.

Réceptionnant la note de plaidoyer au nom de la ministre de la Famille et de la Solidarité, le Directeur de Cabinet, le Camarade Commandant W. Michael NITIEMA, a salué l’approche de la délégation et félicité la CNDH pour le travail déjà accompli. Il a relevé la convergence de vues entre les différentes parties prenantes sur la nécessité de lutter contre les VBG et exprimé son intérêt pour les conclusions de l’étude, dans la perspective de rechercher, de manière concertée, des solutions durables.
Le Secrétaire général de la CNDH, le Camarade Adama YEYE, s’est dit satisfait de l’écoute accordée à la délégation. Il nourrit l’espoir que cette démarche puisse déboucher rapidement sur des actions concrètes en faveur d’une prise en charge intégrale des survivant·e·s de VBG. Pour lui, investir dans les centres intégrés, c’est réduire le parcours des survivant·e·s, renforcer l’efficacité des interventions et garantir une réponse plus humaine, coordonnée et accessible. C’est également réaffirmer un engagement collectif : celui de ne laisser aucune survivante face aux conséquences des violences basées sur le genre et de renforcer la lutte contre toutes les formes de VBG.
Source : DCRP-CNDH
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