Le chef de la brigade de Nanteuil-le-Haudouin a été mis en examen et placé en détention provisoire en mai pour voyeurisme, alors qu’une quinzaine de plaintes avaient été déposées contre lui. Il a été suspendu de ses fonctions.
Les enquêteurs ont trouvé trois caméras endoscopiques et des images à caractère pédopornographique au domicile de ce gendarme.
Selon une source proche de l’enquête, le quadragénaire a été pris en flagrant délit par une gendarme alors qu’il glissait une caméra endoscopique sous la porte des toilettes pour femmes dans les locaux de sa brigade à Nanteuil-le-Haudouin, dont il était le chef depuis 2024.
Il a été interpellé à son domicile le soir même. Sur place, les enquêteurs ont trouvé trois caméras endoscopiques, et des images à caractère pédopornographique ont été découvertes dans son matériel informatique, selon la même source.
Le militaire suspendu de ses fonctions
Sollicité par l’AFP, le procureur de Senlis, Loïc Abrial, n’a fait aucun commentaire sur ce dossier, qui a entre-temps été dépaysé à Paris. Le parquet de Paris n’a pas répondu dans l’immédiat.
Une quinzaine de personnes ont déjà porté plainte contre le mis en cause, selon une source judiciaire. Il a été suspendu de ses fonctions, « en attendant l’issue des procédures disciplinaires et pénales » le concernant, a précisé jeudi à l’AFP la gendarmerie nationale.
Les faits ont été commis « au préjudice de militaires » de la gendarmerie « et de personnels civils » selon la même source.
L’enquête judiciaire a été confiée à la section de recherches de Lille pour les victimes civiles, et au bureau des enquêtes judiciaires de l’Inspection générale de la gendarmerie nationale (IGGN) pour les personnels militaires, a ajouté la gendarmerie, exprimant sa « totale solidarité » avec ces victimes.
Source : Le Parisien
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