Un Gabonais d’une trentaine d’années, Freddy Brian Bounda Nziengui, devra désormais répondre de faits liés à une usurpation de qualité. Il a été interpellé le 15 septembre au Tribunal de première instance de Libreville alors qu’il portait un uniforme de la Sécurité pénitentiaire sans appartenir à ce corps.
Venu accompagner une jeune femme de 18 ans avec laquelle il entretiendrait une relation sentimentale, le mis en cause aurait cherché à l’impressionner en se présentant sous les traits d’un agent pénitentiaire. Mais sa mise en scène a finalement tourné court après sa rencontre avec de véritables agents de la Sécurité pénitentiaire.
Des questions techniques qui font tomber le masque
Freddy Brian Bounda Nziengui s’était présenté au tribunal vêtu d’une tenue complète de la Sécurité pénitentiaire. Selon L’Union, il accompagnait une jeune femme convoquée dans le cadre d’une affaire judiciaire, qu’il aurait présentée sur place comme sa petite sœur alors qu’ils entretiendraient en réalité une relation sentimentale.
L’uniforme aurait, selon les premiers éléments de l’enquête, servi à impressionner son accompagnatrice et à donner davantage de poids à sa présence dans l’enceinte judiciaire.
La supercherie aurait pu passer inaperçue si le faux agent n’avait pas croisé de véritables membres de la Sécurité pénitentiaire au poste de police du tribunal. Pensant avoir affaire à un collègue, ces derniers lui auraient posé plusieurs questions techniques relatives à leur métier.
Des interrogations auxquelles Freddy Brian Bounda Nziengui aurait eu du mal à répondre de manière cohérente.
Le faux agent démasqué
Son embarras et sa nervosité auraient rapidement éveillé les soupçons des agents. Confronté à leurs questions, l’homme se serait empêtré dans des réponses contradictoires avant que son imposture ne soit finalement découverte.
Il a alors été interpellé sur-le-champ, puis remis aux agents de la Police judiciaire pour la poursuite des investigations.
Aucun passage dans les forces de sécurité
L’enquête aurait ensuite établi que le mis en cause n’avait jamais appartenu aux Forces de défense et de sécurité gabonaises.
Il aurait reconnu devant les enquêteurs nourrir depuis longtemps une fascination pour les uniformes et les corps habillés, sans avoir pourtant suivi de cursus lui permettant d’intégrer officiellement l’un d’eux.
Cinq uniformes retrouvés à son domicile
Les investigations ont également permis de remonter à l’origine de certaines des tenues en sa possession. Selon les éléments de l’enquête, l’homme aurait reconnu avoir soustrait des uniformes de la Garde républicaine appartenant à des proches. Il se serait ensuite procuré une tenue de la Sécurité pénitentiaire par des circuits clandestins.
Une perquisition effectuée à son domicile aurait permis aux enquêteurs de découvrir cinq uniformes militaires ou assimilés. Les tenues saisies appartiendraient notamment à la Garde républicaine et à la Sécurité pénitentiaire, renforçant les soupçons sur une utilisation répétée d’effets réservés aux forces de sécurité.
L’affaire dépasse donc la simple volonté d’impressionner une jeune femme. Le port indu d’uniformes officiels peut créer une confusion sur la qualité réelle de celui qui les porte, particulièrement dans un lieu aussi sensible qu’un tribunal. Les enquêteurs devront notamment déterminer dans quelles circonstances ces différentes tenues auraient pu être utilisées.
Une tentative de séduction qui se termine en détention
Présenté au parquet par les agents de la Police judiciaire, Freddy Brian Bounda Nziengui aurait été placé sous mandat de dépôt et conduit à la prison centrale de Libreville. Il est notamment mis en cause pour des faits de faux et usage de faux en lien avec l’utilisation d’uniformes auxquels il n’aurait légalement pas droit.
Celui qui aurait voulu se donner l’apparence d’un membre de la Sécurité pénitentiaire pour impressionner sa compagne s’est ainsi retrouvé face à de véritables professionnels du corps qu’il prétendait incarner.
La découverte des cinq uniformes à son domicile fait désormais partie des éléments versés au dossier judiciaire, tandis que la procédure suit son cours devant les autorités compétentes.
Source : Info241
Justice Infos Burkina
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