L’armée américaine s’apprête à marquer un tournant dans l’histoire de sa justice militaire en diffusant en direct, le 3 décembre prochain, l’exécution par peloton d’exécution du condamné Nidal Hasan.
Auteur de la fusillade terroriste de Fort Hood qui avait coûté la vie à 13 personnes en 2009, ce psychiatre militaire verra sa mise à mort rendue publique à la suite d’une décision validée par le président Donald Trump et défendue par le ministre de la Défense, Pete Hegseth.
Cette première exécution par peloton d’exécution au sein de l’armée américaine depuis la Seconde Guerre mondiale constitue également la première peine capitale militaire appliquée par les États-Unis depuis 1961.
Le ministère américain de la Défense a officialisé ce jeudi 8 octobre une décision sans précédent : la mise à mort de Nidal Hasan sera diffusée en direct et accessible au public.
Selon les précisions communiquées par un responsable du Pentagone sous couvercle d’anonymat, ainsi qu’à travers une vidéo officielle diffusée sur le réseau social X par le ministre de la Défense Pete Hegseth, le condamné sera fusillé par un peloton de soldats le 3 décembre prochain.
S’exprimant à bord du porte-avions USS Abraham Lincoln lors d’un entretien avec l’influenceur Jack Posobiec, le chef du Pentagone a pleinement assumé la publicité accordée à ce châtiment. Pete Hegseth a affirmé que les citoyens doivent comprendre qu’un tel acte entraîne de graves conséquences. Relancé sur l’éventuelle formulation d’une dernière volonté de la part du détenu, le ministre s’est montré catégorique en répondant ne pas s’en soucier.
Le rappel du massacre terroriste de Fort Hood
Les faits remontent au 5 novembre 2009, lorsque Nidal Hasan, un psychiatre militaire américain musulman d’origine palestinienne, a ouvert le feu au sein d’un centre médical de l’immense base militaire de Fort Hood, située au Texas. Considéré comme un loup solitaire agissant pour le compte de l’organisation djihadiste Al-Qaïda, il entendait empêcher le déploiement des troupes américaines dans des guerres qu’il qualifiait d’illégales en Irak et en Afghanistan.
L’attaque s’était soldée par la mort de 13 personnes, dont 12 soldats, et avait fait plusieurs dizaines de blessés. Grièvement touché à la colonne vertébrale au cours de la fusillade, Nidal Hasan est demeuré handicapé et se déplace depuis en fauteuil roulant. Il avait été condamné à la peine de mort en 2013 par un tribunal militaire. En début de semaine, le Pentagone a indiqué que le président américain Donald Trump avait donné son approbation finale pour l’exécution de cette sentence.
Un précédent historique inédit depuis plus de six décennies
L’annonce faite par l’administration militaire s’inscrit en rupture avec la pratique contemporaine américaine. Il s’agira en effet de la toute première exécution militaire par peloton d’exécution depuis la Seconde Guerre mondiale, marquant le premier cas du genre depuis la fusillade du soldat Eddie Slovik pour désertion en 1945. Le ministre de la Défense a explicitement revendiqué cette référence historique, saluant la mentalité de cette époque axée sur la ferme détermination face à l’ennemi.
Par ailleurs, aucune exécution militaire, tous modes confondus, n’avait eu lieu aux États-Unis depuis 1961, date de la pendaison du soldat John Bennett. Selon les données du Death Penalty Information Center, 135 militaires ont été exécutés par l’armée américaine depuis 1916. Cette mesure survient dans un contexte où Amnesty International dénombrait au moins 17 exécutions publiques dans le monde en 2025, enregistrées exclusivement en Afghanistan et en Iran.
Source : Netafrique
Justice Infos Burkina
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