Un jeune homme et sa belle-mère ont été interpellés lundi 21 septembre 2026 à Savè, dans le département des Collines au Bénin, dans une affaire portant sur la détention présumée d’un fragment de crâne humain.
Les deux suspects auraient conservé un fragment de crâne humain destiné, selon leurs déclarations, à entrer dans la préparation d’un remède traditionnel contre des douleurs au genou.
Selon les informations rapportées par le quotidien Le Potentiel, les policiers du commissariat de Savè avaient été alertés de la présence d’ossements humains qui auraient dû être transportés vers Cotonou. Les forces de l’ordre ont alors intercepté un véhicule Renault dans le quartier Kpambaï.
Un fragment de crâne retrouvé dans une boîte de conserve
La première fouille du véhicule ainsi que des domiciles des deux personnes suspectées n’aurait permis de découvrir aucun ossement.
Les enquêteurs, orientés par un renseignement, ont ensuite poursuivi leurs recherches dans une zone boisée située à proximité du domicile du conducteur. Ils y auraient découvert une boîte de conserve de tomate enterrée dans le sol.
À l’intérieur se trouvait un fragment de crâne humain accompagné d’une perle.
Le jeune homme reconnaît avoir prélevé l’ossement
Interrogé par les enquêteurs, le jeune homme aurait reconnu avoir prélevé le fragment de crâne environ un an auparavant, alors qu’il participait à des travaux de creusement d’une tombe dans le cimetière du quartier.
Selon sa déclaration, il aurait agi à la demande de sa belle-mère.
Cette dernière aurait confirmé les faits. Elle aurait expliqué que le fragment de crâne devait être utilisé dans la préparation d’un remède traditionnel destiné à soulager ses douleurs au genou.
Les deux suspects placés en garde à vue
À la suite de leur interpellation, les deux suspects ont été placés en garde à vue. Ils devraient être présentés au parquet du Tribunal de première instance d’Abomey pour la suite de la procédure.
L’enquête devra notamment permettre de déterminer les circonstances exactes dans lesquelles le fragment osseux a été prélevé, conservé puis destiné à être utilisé.
Source : Netafrique
Justice Infos Burkina
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