Une affaire de violences conjugales d’une rare gravité secoue la province du Logone Oriental. Françoise Yohoskeme, 20 ans, mère de trois enfants, lutte pour sa survie à l’Hôpital provincial de Moundou après avoir été victime de brûlures graves infligées, selon son témoignage, par son propre mari. Trois mois après les faits, l’auteur présumé reste introuvable et la victime continue de réclamer justice.
Selon le récit recueilli auprès de la victime et de sa famille, les faits se seraient déroulés il y a environ trois mois à Komé, localité située dans la province du Logone Oriental. Ce jour-là, Françoise Yohoskeme se trouvait à son domicile avec ses enfants lorsque son mari, Djimtebeye Prospère, cultivateur de profession, serait rentré à la maison.
Il l’aurait alors appelée dans une chambre avant de fermer la porte. Selon le témoignage de la jeune femme, son mari aurait brusquement allumé un feu, l’aurait immobilisée de force et l’aurait mise en contact avec les flammes, lui causant de graves brûlures.
Interrogée sur les circonstances, Françoise affirme qu’aucun conflit particulier ne précédait les faits et qu’elle ne comprend pas les raisons pour lesquelles son mari aurait commis un tel acte.
Après les faits, les parents de la victime l’auraient conduite à l’Hôpital provincial de Doba pour recevoir les premiers soins. Devant la gravité de son état, elle aurait ensuite été transférée à l’Hôpital provincial de Moundou, où elle poursuit actuellement son traitement.
Trois mois après les faits, les conséquences physiques et humaines de cette tragédie restent particulièrement préoccupantes. Françoise Yohoskeme est mère de trois enfants, dont l’un est malheureusement décédé. Parmi les deux enfants survivants, un nouveau-né âgé de trois mois est toujours allaité par sa mère, malgré son état de santé et les graves blessures qu’elle a subies.
L’auteur présumé en fuite
Selon les informations recueillies auprès de la victime et de sa famille, Djimtebeye Prospère serait l’auteur présumé de ces violences. Après les faits, il aurait quitté les lieux et serait actuellement en fuite.
Il appartient naturellement aux autorités compétentes de mener les investigations nécessaires afin d’établir les responsabilités et de faire toute la lumière sur cette affaire.
Face à la gravité de cette situation, un appel est lancé aux autorités tchadiennes compétentes administratives, judiciaires et sanitaires ainsi qu’aux organisations de défense des droits humains
Il est essentiel que cette affaire fasse l’objet d’une attention particulière, que les faits soient documentés et qu’une enquête appropriée puisse permettre d’établir la vérité et, le cas échéant, de traduire l’auteur présumé devant la justice.
Au-delà de ce cas individuel, cette situation interpelle collectivement sur la question des violences faites aux femmes et des violences conjugales au Tchad. Aucune femme ne devrait subir de telles violences au sein de son propre foyer. Aucune circonstance ne devrait permettre de banaliser de tels actes.
Le silence n’est plus une option
Alors que la victime continue de se battre pour sa survie et celle de son nouveau-né, cette affaire rappelle l’urgence de renforcer la protection des femmes victimes de violences au Tchad. Le silence face aux violences peut contribuer à leur répétition. Il est temps d’agir, de protéger les victimes et de renforcer la lutte contre toutes les formes de violences faites aux femmes.
La rédaction du journal l’oeil du Sahara appelle toute personne disposant d’informations susceptibles de faire avancer l’enquête à se manifester auprès des autorités compétentes où de contacter notre rédaction
Source : loeildusahara.com
Justice Infos Burkina
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