mardi 22 septembre 2026 ⚖ L'information judiciaire, autrement ! contact@justiceinfosburkina.com
f
⚖ Actualités judiciaires & juridiques
babali, eau naturelle de Orodara
Flash info
TGI Ouaga I : Trois jeunes poursuivis pour avoir cambriolé trois fois la même boutiqueSénégal : Il surprend sa femme et son amant en pleins ébats sexuels dans le…Ouagadougou : Pour une bagarre autour de 200 FCFA, il écope de 60 mois de prison, dont 24 fermeBurkina : La Police nationale recherche Tighre Jean Pingwendé pour des faits présumés d’enlèvement, de séquestration et d’assassinatSénégal : Un cambriolage vire au viol d’un garçon mineur de 15 ansAffaire Lionel Bilgo : la demande de liberté provisoire rejetée, le dossier renvoyé au 5 octobreArnaque Mobile Money en Côte d’Ivoire : ils présentent de vrais billets avant de revenir avec des fauxBénin : Battue après une accusation d’infidélité, une femme meurtBobo-Dioulasso : Il dépense 3,677 millions FCFA pour aider des amis à faire entrer des marchandises et ne récupère pas son argentProduction agricole dans les établissements pénitentiaires : le Commandant régional D. Evariste DALA dit TOE s’imprègne de la campagne agricole à Dédougou et DiébougouNigeria : Une femme tue son mari qui prévoyait de prendre une seconde épousePabré : « C’est ma première fois », se défend un prévenu pris en flagrant délit de vol d’un bloc-moteurTGI Ouaga I : Trois jeunes poursuivis pour avoir cambriolé trois fois la même boutiqueSénégal : Il surprend sa femme et son amant en pleins ébats sexuels dans le…Ouagadougou : Pour une bagarre autour de 200 FCFA, il écope de 60 mois de prison, dont 24 fermeBurkina : La Police nationale recherche Tighre Jean Pingwendé pour des faits présumés d’enlèvement, de séquestration et d’assassinatSénégal : Un cambriolage vire au viol d’un garçon mineur de 15 ansAffaire Lionel Bilgo : la demande de liberté provisoire rejetée, le dossier renvoyé au 5 octobreArnaque Mobile Money en Côte d’Ivoire : ils présentent de vrais billets avant de revenir avec des fauxBénin : Battue après une accusation d’infidélité, une femme meurtBobo-Dioulasso : Il dépense 3,677 millions FCFA pour aider des amis à faire entrer des marchandises et ne récupère pas son argentProduction agricole dans les établissements pénitentiaires : le Commandant régional D. Evariste DALA dit TOE s’imprègne de la campagne agricole à Dédougou et DiébougouNigeria : Une femme tue son mari qui prévoyait de prendre une seconde épousePabré : « C’est ma première fois », se défend un prévenu pris en flagrant délit de vol d’un bloc-moteur
AccueilA la UneTGI Ouaga I : Trois jeunes poursuivis pour...
A la Une

TGI Ouaga I : Trois jeunes poursuivis pour avoir cambriolé trois fois la même boutique

JIB2 22 septembre 2026 0
justice 1

Issouf (nom d’emprunt), 20 ans, célibataire sans enfant et domicilié à Samandin, Clément (nom d’emprunt), 20 ans, apprenti en électricité bâtiment, célibataire sans enfant et résidant également à Samandin, ainsi que Seïdou (nom d’emprunt), 21 ans, éleveur et domicilié dans le même quartier, comparaissaient devant la chambre correctionnelle du Tribunal de grande instance Ouaga I, ce vendredi 18 septembre 2026. Ils répondaient de faits de vol en bande organisée.

Selon les faits exposés à l’audience, les trois prévenus auraient, courant juillet 2026, soustrait frauduleusement plusieurs marchandises dans une boutique. Au total, 23 cartons de cylindres, 3 cartons de pompes à eau et 3 cartons de démarreurs auraient été emportés.

« Je reconnais les 23 cartons »

À la barre, les prévenus reconnaissent leur implication dans les faits, mais leurs déclarations permettent de comprendre que chacun n’aurait pas participé de la même manière aux différents vols.

Interrogé par le tribunal, Clément reconnaît notamment les 23 cartons de cylindres.

Le président se tourne ensuite vers Seïdou et lui demande s’il reconnaît les faits.

« Les cylindres, c’était 23 cartons, 3 cartons de pompes à eau et 3 cartons de démarreurs », répond-il.

Le tribunal revient alors sur les 23 cartons de cylindres et demande à Clément de s’expliquer.

« La première fois, nous avions pris trois cartons de démarreurs. Le deuxième jour, nous avions pris trois cartons de pompes à eau et après, nous avions pris 23 cartons de cylindres », explique-t-il.

Le tribunal cherche à comprendre le nombre de fois où le groupe a pénétré dans la boutique.

« Trois fois que nous sommes rentrés dans la boutique », répond Clément.

« C’est la seule boutique que vous avez ciblée ? », poursuit le tribunal.

« Oui », répond-il sans détour.

Les trois prévenus sont-ils des amis ? Le tribunal veut également en savoir davantage sur leurs liens.

« Oui », répond Clément.

Puis vient une question qui semble mettre le jeune homme face à une contradiction : « Et c’est votre combienième fois de voler ? »

« C’est notre première fois », affirme-t-il.

Le président lui rappelle alors que, selon ses propres déclarations, ils sont retournés à trois reprises dans la boutique. Il lui fait donc remarquer qu’il ne s’agit pas d’une seule fois, mais de plusieurs.

Le tribunal interroge ensuite Issouf.

« C’est une seule fois que j’ai participé au vol », affirme-t-il.

« Et qu’est-ce que vous avez pris ce jour-là ? », lui demande le tribunal.

« 23 cartons de cylindres », répond-il.

Le tribunal poursuit : « Vous étiez combien ? »

« Cinq personnes. »

« Et les autres ? »

« Ils n’ont pas été arrêtés », répond Issouf.

Invité à son tour à expliquer sa participation, Seïdou affirme : « Moi, c’est une seule fois que j’ai participé et ce jour-là, c’était les 23 cartons de cylindres. Les deux autres fois, c’est moi qu’on avait envoyé pour aller vendre. »

« Je voulais payer des bœufs »

Le tribunal cherche alors à savoir comment cette affaire a commencé.

« C’était une erreur », répond Seïdou.

Mais lorsqu’il lui est demandé d’où est venue l’idée de voler, le prévenu donne une explication personnelle.

« Je voulais payer des bœufs, mais je n’avais pas les moyens et nous avons remarqué qu’ils avaient stocké des marchandises là-bas », explique-t-il.

Le tribunal lui demande ensuite à combien ils avaient planifié l’opération.

« À deux personnes », répond Seïdou.

La victime raconte le cambriolage

À son tour, la victime revient sur les circonstances dans lesquelles elle a découvert les faits.

« J’étais en voyage et mon petit frère est allé enlever des marchandises. Il a trouvé qu’ils avaient cassé le magasin et ils m’ont appelé. Puis je suis venu constater et j’ai fait reconstruire la partie qu’ils avaient cassée. Après, ils sont revenus encore pour casser et c’est en ce moment qu’on les a attrapés », raconte-t-elle à la barre.

Le tribunal lui demande alors ce qui avait été emporté.

« Ils ont pris 23 cartons de cylindres, 3 cartons de pompes à eau et 3 cartons de démarreurs », précise-t-elle.

Le parquet s’intéresse ensuite aux marchandises et aux sommes d’argent qui auraient été restituées.

« 22 cartons de cylindres, puis l’argent équivalent aux autres marchandises, ce qui équivalait à 6 millions de francs CFA. Ils m’ont donné 3 millions et après, ils m’ont donné encore 3 millions », explique la victime.

Le parquet cherche à obtenir une précision : « Donc, ils vous ont tous remboursé ? »

« Oui », répond la victime.

Le tribunal lui demande alors ce qu’elle réclamerait si les prévenus venaient à être déclarés coupables.

« Non, je n’ai rien à réclamer », répond-elle.

Le parquet requiert 60 mois de prison, dont 36 fermes

Dans ses réquisitions, le parquet reconnaît d’abord la jeunesse des prévenus, mais insiste sur la gravité des faits qui leur sont reprochés.

« Ils sont très jeunes, mais ils sont très graves », soutient le parquet, estimant également qu’ils représentent une menace pour l’avenir du fait du caractère organisé des vols.

Le ministère public émet par ailleurs des réserves sur les modalités du remboursement de la victime. Pour le parquet, il est probable que des receleurs aient contribué au remboursement et il aurait souhaité que ces derniers soient également présents à la barre.

« On ne peut pas se permettre d’acheter des choses de ces jeunes », fait valoir le parquet.

Au terme de ses réquisitions, le ministère public demande au tribunal de condamner chacun des trois prévenus à 60 mois d’emprisonnement, dont 36 mois fermes.

« Les quelques mois passés à la MACO nous ont servi de leçon »

Vient ensuite le moment des derniers mots des prévenus.

Face au tribunal, les trois jeunes demandent la clémence.

« Nous voulons vous demander pardon. Nous avons reconnu nos torts et nous n’allons plus recommencer. Les quelques mois passés à la MACO nous ont servi de leçon », plaident-ils.

Après les débats, le tribunal a mis le dossier en délibéré au 25 septembre 2026.

L’Œil du Palais pour Justice Infos Burkina

JIB2

Laisser un commentaire
Partenaire