Aux États-Unis, un drame conjugal aussi brutal qu’incompréhensible secoue l’État de l’Alabama. Une femme de 65 ans est accusée d’avoir tué son mari de sang-froid parce qu’elle ne supportait plus qu’il veille constamment sur elle après une lourde opération du cœur.
Le drame s’est produit à Russellville, une petite localité de l’Alabama. Les secours, alertés par un appel d’urgence, ont découvert Timothy Clutts, 69 ans, sans vie dans son fauteuil inclinable, touché par une balle en pleine poitrine.
Son épouse, Sheri Mitchell-Clutts, a d’abord tenté de convaincre les policiers qu’elle avait agi en état de légitime défense. Mais face aux enquêteurs, son récit a rapidement vacillé. La sexagénaire a finalement reconnu avoir tiré volontairement sur son mari.
Selon les éléments révélés par les autorités, la victime multipliait les allées et venues dans la chambre de son épouse afin de s’assurer qu’elle récupérait correctement de son opération à cœur ouvert, subie deux semaines plus tôt. Une attention que Sheri Mitchell-Clutts aurait fini par vivre comme une source d’irritation permanente.
Le shérif du comté de Franklin, Shannon Oliver, a expliqué que la suspecte serait allée chercher une arme en prévision d’une nouvelle visite de son mari. Constatant qu’il ne revenait pas immédiatement dans la chambre, elle aurait finalement quitté la pièce pour aller le confronter dans le salon avant d’ouvrir le feu alors qu’il se reposait.
Les enquêteurs disent avoir été surpris par le calme et la franchise de l’accusée durant son interrogatoire. D’après le shérif, elle a coopéré sans difficulté et a reconnu sans détour les raisons qui l’ont poussée à agir.
Marié depuis une quinzaine d’années, le couple ne semblait pourtant pas connaître de conflits majeurs. Les autorités cherchent désormais à déterminer si l’état mental de la suspecte a pu être influencé par les suites de son opération ou par les traitements médicaux qu’elle suivait.
Placée en détention pour meurtre, Sheri Mitchell-Clutts reste incarcérée sans possibilité de libération sous caution en attendant la suite de la procédure judiciaire.





