S’il est vrai qu’on reconnaît le policier à la tenue, toute les tenues ne font pas toujours de vrais policiers. Ce fut le cas de deux jeunes hommes visiblement séduits par le treillis et les camouflés des éléments du corps des forces de l’ordre. Seulement, ils ont pensé qu’il leur suffisait de trouver un bon tailleur et de se vêtir à l’identique pour rejoindre les rangs. D’ailleurs, ils n’ont pas hésité à s’offrir des galons en prime, inspecteur principal pour l’un et commissaire pour l’autre.
Il faut avouer à les voir qu’ils ont la tête de l’emploi. Ils auraient pu être les héros de leur propre film, mais ils ont pris leur rôle d’acteurs trop au sérieux. Nos faux officiers supérieurs n’hésitaient pas à utiliser leur double identité pour extorquer de l’argent et obtenir avantages et services divers auprès de la population qui leur servait des: « oui mon commissaire ». Et comme le pouvoir corrompt, les deux champions n’ont pas su quand s’arrêter.
Les intouchables se croyaient immunisés jusqu’à ce qu’ils rencontrent deux collègues. Les salutations d’usage ne furent pas bien exécutées et voilà le commissaire et l’inspecteur principal conduits au poste de police. L’interrogatoire ne fut pas long, quelques minutes après leur arrivée, les aveux étaient sur la table cette fois ci du vrai officier supérieur.
Après avoir expérimenté ce que ça fait d’être dans la peau des forces de l’ordre, ils s’apprêtent à vivre l’expérience des détenus. Pas sûr que cette nouvelle aventure derrière les barreaux soit du même goût que la précédente. Au moins, ils auront touché leur rêve du doigt. Quant à la population, elle bénit le ciel de leur avoir refusé le concours d’entrée à la police.
Elji RIM
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