Face aux nombreuses déclarations relayées sur les réseaux sociaux autour d’une affaire successorale impliquant un notaire, l’Ordre des notaires du Burkina Faso est sorti de son silence. Dans un communiqué publié ce 30 juillet 2026, l’institution rappelle les règles juridiques encadrant le testament et précise les limites des responsabilités du notaire afin de préserver la confiance du public.

L’Ordre des notaires indique avoir pris connaissance, avec regret, des commentaires diffusés sur les réseaux sociaux au sujet d’un testament mettant en cause un notaire. Soucieux d’éviter toute confusion, il rappelle que le testament constitue avant tout l’expression des dernières volontés du testateur, rédigées dans les formes prévues par la loi.
S’appuyant sur les dispositions de l’ancien Code des personnes et de la famille applicable aux faits concernés, l’institution précise qu’un testament peut être olographe, établi par acte public ou encore sous forme de déclaration de dernière volonté.
Le communiqué rappelle également que, lorsqu’il s’agit d’un testament par acte public, le notaire intervient en qualité d’officier public. Sa mission consiste à recevoir l’acte, à en garantir l’authenticité, à veiller au respect des formalités légales et à assurer sa conservation. Le document est reçu sous la dictée du testateur, lu et, si nécessaire, traduit avant d’être signé en présence des personnes prévues par la loi.
Le notaire n’exécute pas automatiquement les volontés du défunt
L’Ordre insiste sur un point essentiel : le notaire n’est pas l’auteur du contenu du testament. Les dispositions qui y figurent relèvent exclusivement de la volonté du testateur. De ce fait, le notaire ne saurait être tenu responsable des choix opérés par ce dernier concernant la transmission de son patrimoine, sous réserve du respect des règles impératives de droit.
Le communiqué souligne également que l’exécution des dernières volontés du défunt incombe, en principe, aux héritiers, aux légataires ou à un exécuteur testamentaire désigné par le testateur. Le notaire ne peut assurer cette mission que s’il a été expressément désigné à cette fin.

En conséquence, l’Ordre rappelle que la qualité de notaire ne confère ni un pouvoir général d’exécution du testament ni une responsabilité automatique quant à son application.
Appel à la prudence et mise en garde contre les spéculations
Enfin, l’Ordre des notaires invite les populations à privilégier les informations provenant de sources officielles et à éviter toute spéculation susceptible de porter atteinte à l’honneur et à la réputation des notaires.

Il rappelle que toute contestation relative à la validité, à l’interprétation ou à l’exécution d’un testament relève exclusivement des juridictions compétentes. L’institution prévient également qu’elle se réserve le droit d’engager toute action judiciaire qu’elle estimera nécessaire pour défendre l’honneur, la dignité et les intérêts légitimes de la profession notariale.
Source : Communiqué du président de l’Ordre des notaires du Burkina Faso
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