Les activités de la Semaine de l’Avocat burkinabè, organisée du 27 juillet au 1er août 2026, ont été marquées par la dédicace de l’ouvrage Ce que Maître Pacéré m’a dit de sa vie, écrit par le journaliste à la retraite Sita Tarbagdo. Organisée à la Maison de l’Avocat, la cérémonie a réuni des avocats, des magistrats, des universitaires, des journalistes et plusieurs invités venus rendre hommage à l’ancien bâtonnier du Burkina Faso.

À travers cette publication, Sita Tarbagdo retrace le parcours de Maître Frédéric Titinga Pacéré, premier avocat et premier bâtonnier du Burkina Faso, décédé le 8 novembre 2024. L’auteur propose un récit construit à partir d’entretiens réalisés avec le juriste entre février et octobre 2024, offrant au lecteur un témoignage sur son itinéraire, sa conception de la justice, ses engagements et sa vision de la société.
Selon l’auteur, cet ouvrage est le fruit de 73 entretiens menés avec Maître Pacéré. Il a expliqué avoir bénéficié de la confiance de son interlocuteur, qu’il a côtoyé pendant plus de quarante ans. Quelques semaines avant son décès, Maître Pacéré avait donné son accord pour la publication de ce travail, présenté comme un témoignage destiné aux générations présentes et futures.

Quant au Bâtonnier de l’Ordre des avocats du Burkina Faso, Maître Batibié BENAO, a salué une œuvre qui contribue à préserver la mémoire d’une figure majeure du barreau burkinabè. Il a relevé la rareté des ouvrages consacrés aux avocats du pays et estimé que cette publication participe à la transmission de l’histoire de la profession.

Le Bâtonnier a rappelé que Maître Pacéré a marqué plusieurs générations d’avocats par son engagement en faveur de l’indépendance du barreau, de l’éthique professionnelle et de la défense des libertés. Il a également souligné les liens étroits que l’ancien bâtonnier entretenait avec le monde des médias, saluant le travail de mémoire accompli par Sita Tarbagdo.
Au-delà du récit biographique, l’ouvrage revient sur les réflexions de Maître Pacéré concernant la vie, la responsabilité individuelle et la place de l’homme dans la société. L’auteur y rapporte notamment les enseignements et les conseils que lui a transmis celui qui fut également une autorité coutumière, le Naaba Panemtougri de Manega.

À l’issue de la cérémonie, Sita Tarbagdo a exprimé le souhait que son livre puisse être accessible au plus grand nombre, notamment dans les établissements d’enseignement et les universités, afin d’alimenter les travaux de recherche et de contribuer à la préservation de la mémoire des grandes figures du Burkina Faso.

Cette dédicace constitue l’une des premières activités de la Semaine de l’Avocat burkinabè 2026, dont le programme prévoit plusieurs conférences, rencontres et échanges destinés à rapprocher le barreau des citoyens et à promouvoir une meilleure connaissance de la profession d’avocat.
Nouriatou Ouédraogo pour Justice Infos Burkina






