Selon une information rapportée par le média Linfodrome.com, la communauté de Bably, dans la sous-préfecture de Zou (département de Bangolo), est sous le choc après la découverte du corps sans vie de dame Yehou Simone, une veuve de 67 ans retrouvée pendue ce dimanche 27 septembre 2026.
Ce drame intervient quelques heures seulement après que la victime a été publiquement accusée de sorcellerie lors des funérailles traditionnelles de son petit-fils de 17 ans.
Au petit matin du dimanche 27 septembre 2026, la tranquillité du village de Bably, situé dans la région du Guémon, a été brutalement interrompue par un nouveau drame. Inquiets de constater l’absence inexpliquée de leur mère, qui avait quitté le domicile à l’aube sans donner de raison, les enfants de dame Yehou Simone ont rapidement entrepris des recherches dans les environs de la localité.
Après plusieurs heures de battue, ils ont découvert le corps sans vie de la sexagénaire de 67 ans, suspendu à un arbre au moyen d’un morceau de tissu. Comme le souligne le journal en ligne Linfodrome.com, cette macabre découverte a plongé l’ensemble des habitants dans une profonde consternation.
Cette disparition tragique s’inscrit dans un climat de vive tension communautaire, né du décès récent et jugé suspect d’un élève de 17 ans, scolarisé en classe de 4ᵉ au Collège Komossiehi de Bably.
Estimant que la mort du jeune homme n’était pas naturelle, des proches ont eu recours à des pratiques traditionnelles avant l’inhumation pour identifier de présumés responsables.
Au cours d’une séance organisée le samedi, les porteurs du cercueil ont désigné six personnes, dont le père du défunt et sa grand-mère Yehou Simone, en les accusant d’appartenir à une supposée « confrérie de sorciers ».
Profondément affectée par ces graves imputations formulées sans preuves matérielles, la sexagénaire s’est isolée le lendemain matin.
Saisie de l’affaire, la Gendarmerie nationale a ouvert une enquête afin de déterminer les circonstances exactes dans lesquelles dame Yehou Simone a trouvé la mort.
Les investigations en cours visent notamment à vérifier les conditions de la découverte du corps et à établir s’il s’agit d’un suicide consécutif à la pression sociale ou si une intervention extérieure doit être envisagée.
Alors qu’aucune conclusion définitive ne peut être tirée à ce stade, ce drame remet en lumière les conséquences dévastatrices que peuvent engendrer des accusations informelles de sorcellerie. Les familles éprouvées et les habitants de Bably demeurent dans l’attente des résultats officiels de l’enquête.
Source : Netafrique
Justice Infos Burkina
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