Paul (nom d’emprunt) est un jeune homme qui vivait avec sa famille dans la même cour à Mogtédo. Rosalie (nom d’emprunt) est sa nièce. Le 3 janvier 2023, il lui a ôté la vie avant de découper son corps en morceaux. Après l’acte, la famille a découvert le cadavre dans la chambre de Paul. Considéré comme le présumé auteur des faits, il a été arrêté avant de comparaître devant la chambre criminelle du Tribunal de grande instance Ouaga I, le 18 juin 2026.
À la barre, il reconnaît les faits. Le tribunal lui pose quelques questions.
— Vous êtes devant la chambre criminelle parce que vous avez ôté la vie à une personne ?
« Oui, c’est’est vrai », répond-il.
— Pourquoi avez-vous tué votre nièce ?
Paul explique :
« Ce n’était pas ma nièce que je voulais tuer, mais sa mère, parce qu’elle ne s’occupait plus de moi. »
— Et comment l’avez-vous tuée ?
Il répond :
« Arrivé dans la chambre de sa mère aux environs de 5 heures du matin, j’ai constaté que sa mère n’était pas là, mais que Rosalie était couchée. Je l’ai étouffée à mort avant de l’amener dans ma chambre pour faire ce que je voulais de son corps. Je l’ai découpée en petits morceaux avec un couteau et une machette. Après, j’ai enlevé certaines parties du corps et j’attendais le soir pour me débarrasser des autres morceaux. »
De retour à la maison, la mère de Rosalie ne trouva pas sa petite fille. Inquiète, elle commença à la chercher et informa les voisins de sa disparition. Les voisins l’ont aidée dans ses recherches. À leur grande surprise, le corps sans vie de Rosalie a été retrouvé dans la chambre de Paul.
Pour le parquet, il est clair, au regard des éléments du dossier, que Paul a ôté la vie à sa nièce Rosalie. Il l’a d’abord tuée avant de transporter son corps dans sa chambre pour le découper en morceaux.
Selon le ministère public, tous ces éléments constituent des actes matériels démontrant que l’auteur a agi volontairement et en toute conscience. Sur cette base, le procureur a demandé au tribunal de retenir sa culpabilité.
Un certificat médical versé au dossier a toutefois montré que l’accusé souffrait de troubles psychiques et que ce sont ces troubles qui l’auraient conduit à commettre cet acte mortel.
Au regard de l’ensemble de ces éléments, le parquet a retenu contre Paul l’infraction de meurtre. Il a requis à son encontre une peine de 20 ans d’emprisonnement ferme.
La chambre criminelle rendra sa décision le 2 juillet 2026.
Nouriatou Ouédraogo pour Justice Infos Burkina
(+226) 05 97 71 42






