Comparu le lundi 28 septembre 2026 devant la chambre correctionnelle du Tribunal de grande instance Ouaga I, Julien (nom d’emprunt), un démarcheur de 18 ans, a reconnu avoir participé au vol d’un téléphone portable. En revanche, il a contesté les faits de consommation de stupéfiants qui lui étaient reprochés.
Un vol commis à l’aube avec un ami
Julien, célibataire et démarcheur de profession, a comparu devant la chambre correctionnelle du Tribunal de grande instance Ouaga I pour répondre des faits de vol de téléphone portable et de consommation de stupéfiants.
À la barre, le jeune prévenu a reconnu les faits de vol, tout en rejetant catégoriquement ceux liés à la consommation de stupéfiants.
« J’ai soustrait un téléphone en compagnie de mon ami. C’était un matin très tôt. Nous sommes entrés dans une cour pour voler le téléphone, mais personne ne nous a vus », a-t-il expliqué.
Interrogé sur les raisons qui l’ont poussé à commettre ce vol alors qu’il exerce une activité de démarcheur, Julien a indiqué qu’il travaillait « un peu, un peu ». À la question de savoir si ses revenus étaient insuffisants, il a répondu par la négative, affirmant que l’argent qu’il gagnait lui suffisait. Il a toutefois reconnu que le vol ne faisait pas partie de son activité professionnelle.
Concernant son complice, le prévenu a déclaré que celui-ci avait voyagé.
Le prévenu conteste la consommation de stupéfiants
Sur le second chef d’accusation, Julien a fermement nié toute consommation de stupéfiants. Selon ses explications, lors d’une intervention policière à son domicile, des personnes présentes auraient pris la fuite. Les policiers auraient alors découvert le téléphone volé, sans toutefois trouver de stupéfiants.
Il affirme avoir reconnu le vol lors de son interrogatoire au commissariat, mais conteste avoir consommé de la drogue. Le jeune homme soutient avoir subi des violences policières et explique avoir fini par avouer la consommation de stupéfiants sous la contrainte, dans le but de mettre fin aux coups qu’il dit avoir reçus.
« En réalité, je ne consomme pas de stupéfiants. J’ai même expliqué la même chose devant le procureur », a-t-il déclaré à la barre.
Interrogé sur la restitution du téléphone à son propriétaire, Julien a confirmé que le bien avait été restitué.
Le parquet requiert la relaxe pour consommation de stupéfiants
À l’issue des débats, le ministère public, après avoir examiné les déclarations du prévenu, a estimé que celui-ci avait reconnu les faits de vol de téléphone, mais qu’il niait catégoriquement la consommation de stupéfiants.
Le parquet a souligné l’absence d’éléments de preuve permettant d’établir que Julien consommait ou commercialisait des stupéfiants. En conséquence, il a requis sa relaxe pour ce second chef d’accusation.
Prenant une dernière fois la parole, le prévenu a demandé pardon à la juridiction. Il a réitéré sa reconnaissance des faits de vol, tout en maintenant sa contestation des faits de consommation de stupéfiants.
24 mois de prison avec sursis et un million de FCFA d’amende
À l’issue des débats, le tribunal, statuant publiquement, contradictoirement, en matière correctionnelle et en premier ressort, a déclaré Julien coupable des faits qui lui sont reprochés.
Il l’a condamné à une peine de 24 mois d’emprisonnement assortie du sursis, ainsi qu’à une amende ferme d’un million de FCFA.
Le tribunal a également précisé que le prévenu dispose d’un délai de 10 jours pour interjeter appel de la décision s’il n’en est pas satisfait.
O.N
Justice Infos Burkina
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