Razak (nom d’emprunt), un jeune homme poursuivi pour abus de confiance, a été relaxé il y a quelques jours par le tribunal d’une ville du Burkina Faso. L’affaire portait sur une importante somme d’argent que la victime lui aurait confiée pour un usage précis. Selon l’accusation, Razak aurait utilisé les fonds à des fins personnelles.
Cependant, après examen des faits, le tribunal a conclu que les éléments constitutifs de l’infraction n’étaient pas réunis. Il a donc prononcé la relaxe. Lors de son interpellation, Razak avait été retrouvé en possession d’une enveloppe contenant deux millions de francs CFA. Cette somme, considérée comme n’étant pas la sienne, avait été placée sous scellé et déposée au greffe du tribunal.
Quelques jours après sa libération, Razak a été de nouveau convoqué à comparaître librement devant le même tribunal, cette fois pour statuer uniquement sur le sort de l’argent placé sous scellé. À l’audience du vendredi 9 mai 2025, Razak et la partie civile étaient présents.
Le procureur a été clair : il a requis la restitution de l’argent à la victime. Le tribunal a suivi cet avis et ordonné que l’enveloppe soit remise à son propriétaire légitime. Avant de quitter la barre, Razak a acquiescé à la décision… avec un large sourire.
Ce sourire n’a pas échappé au président du tribunal qui l’a interpellé avec fermeté :
« Si tu prends l’argent et tu bouffes, tu vas revenir nous trouver ici. »
Ce à quoi Razak, toujours souriant, a répondu calmement :
« J’ai compris, Monsieur le juge. »
Une réponse qui a provoqué un éclat de rires dans toute la salle d’audience.
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