Le procès impliquant Lionel Bilgo et un autre prévenu a de nouveau été renvoyé. Appelée à la barre ce lundi 5 octobre 2026, l’affaire n’a finalement pas été examinée au fond. Le parquet a sollicité un nouveau renvoi, notamment dans l’attente d’une décision de la Cour d’appel sur les recours introduits dans le dossier par les avocats des prévenus.
Le parquet revient sur les faits de blanchiment de capitaux
À l’audience, le ministère public est revenu sur le volet relatif au blanchiment de capitaux. Pour le parquet, cette infraction serait liée à une autre procédure portant sur l’exercice illégal d’activités de promotion foncière.
« C’est une infraction qui fait suite à une autre, à savoir la promotion illégale d’activités foncières », a expliqué le ministère public.
Réagissant aux observations formulées à l’audience, le parquet a également précisé que l’objectif de la procédure était de permettre aux poursuites de mieux cerner les faits reprochés aux prévenus.
La défense souhaite que l’affaire soit jugée
De son côté, la défense a manifesté sa volonté de voir le dossier retenu et examiné ce lundi.
Le conseil des prévenus a notamment rappelé que la question du blanchiment de capitaux figurait déjà dans les procès-verbaux des enquêtes préliminaires.
« Nous ne voulons pas trop nous attarder avec le parquet. À la dernière audience, nous avons fait remarquer que, dans les PV d’enquêtes préliminaires, on parlait déjà d’une poursuite pour blanchiment de capitaux », a fait observer la défense.
La défense s’opposait ainsi à un nouveau renvoi, souhaitant que le tribunal puisse se prononcer sur l’affaire.
Le parquet demande d’attendre la Cour d’appel
Le ministère public a toutefois estimé qu’il était préférable d’attendre la décision de la Cour d’appel sur les recours introduits dans le dossier.
Ces recours portent notamment sur les infractions d’exercice illégal d’activités de promotion foncière et de publicité de promotion immobilière sans autorisation préalable.
Selon le procureur du Faso, ce délai permettrait également de regrouper les différentes procédures, notamment celle relative au blanchiment de capitaux et celles concernant la promotion foncière.
Le parquet a indiqué que cette démarche vise à garantir aux prévenus de meilleures conditions pour assurer leur défense.
À cette demande s’est également ajoutée celle de l’Agent judiciaire de l’État, qui aurait sollicité un renvoi afin de disposer du temps nécessaire pour préparer la défense des intérêts de l’État dans le dossier.
L’affaire renvoyée au 19 octobre
Après ces différentes interventions, le tribunal a finalement décidé de renvoyer le dossier au 19 octobre 2026, à la demande du parquet, dans l’attente d’une décision de la Cour d’appel.
Les deux prévenus restent maintenus en détention dans l’attente de cette nouvelle audience.
La Pépite du Palais pour Justice Infos Burkina






