Ce mercredi 23 septembre après-midi, un enfant de moins de deux ans a été sauvagement profané. Des suspects ont été interpellés par les forces de l’ordre. Dans le quartier, c’est la consternation.
Comment décrire l’indescriptible ? Comment raconter ce que des yeux humains n’auraient jamais dû voir ? Ce mercredi 23 septembre, en plein après-midi, le cimetière de Toukra, dans la périphérie de N’Djamena, est devenu le théâtre d’une scène d’une barbarie sans nom.
Un enfant. Moins de deux ans. Un petit être qui n’avait connu ni la violence, ni la haine. Son corps a été profané, dépecé, par des individus surpris en flagrant délit. Une atrocité qui a figé le quartier entier dans l’effroi.
« Mon cœur s’est arrêté »
Les premiers cris ont alerté les riverains. Très vite, une foule s’est massée autour du lieu du drame. Ce qu’ils ont découvert dépasse l’entendement. Certains se sont effondrés. D’autres sont restés figés, incapables de bouger, incapables de parler.
« Mon cœur s’est arrêté. J’ai vu ce petit corps… Je n’oublierai jamais cette image », témoigne Denemadji , les larmes aux yeux, la voix étranglée.
Un homme, encore tremblant, ajoute : « Ils étaient en train de faire ça, comme si c’était rien. Un bébé ! Qu’est-ce qui peut pousser quelqu’un à une telle monstruosité ? »
Dans le quartier, la douleur est palpable. Elle se lit sur les visages, s’entend dans les sanglots, se ressent dans les silences. Une communauté entière est sous le choc.
Alors que la colère grondait et que la foule, ivre de douleur, menaçait de se faire justice, les forces de l’ordre sont intervenues. Déployées rapidement, elles ont bouclé la zone et maîtrisé les suspects, qui tentaient de s’enfuir.
« Les policiers sont arrivés juste à temps. La foule était prête à tout. Sans eux, ces hommes auraient été lynchés sur place », confie un témoin.
Les individus ont été conduits au commissariat pour y être interrogés. Le corps de la victime, dont l’identité reste inconnue, a été transporté à la morgue.
Mais pour les habitants de Toukra, les réponses ne suffiront pas à panser les plaies. Comment expliquer l’inexplicable ? Comment comprendre qu’un enfant ait pu être victime d’une telle cruauté, en plein jour, dans un lieu de repos ?
Source : L’oeil du Sahara
Justice Infos Burkina
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