Le Groupe de recherche-action sur la sécurité humaine (GRASH) veut jouer sa partition dans la vulgarisation de la « loi Faso Bu-Kaooré » portant sur la justice traditionnelle. C’est dans cette optique qu’il organise une session de formation les 7 et 8 août 2026 à Bobo-Dioulasso, au profit d’acteurs appelés à mettre en pratique cette loi. Cette initiative s’inscrit dans la dynamique de promotion de la cohésion sociale et des droits humains portée par l’association de droit burkinabè.

La session de formation a réuni une trentaine d’acteurs. Les modules développés au cours de la formation ont porté principalement sur toutes les étapes de la mise en œuvre de la « loi Faso Bu-Kaooré », des droits humains et de la cohésion sociale.
Des simulations de procès traditionnel pour éclairer les participants

Entre théorie et pratique, les participants ont suivi avec attention les enseignements du formateur du jour sur les principaux fondements nécessaires à la mise en place d’une justice traditionnelle. Les différentes démarches des parties, la loi Faso bu- Kaooré, droits humains et cohésion sociale ainsi que le rôle de chaque acteur dans la résolution des conflits ont notamment été abordés.
À la fin de certains modules, des exercices sur table ont été proposés et corrigés. Ils ont été suivis de simulations de procès traditionnel, permettant aux participants de mieux comprendre, étape par étape, les notions théoriques abordées ainsi que le rôle des différents représentants, notamment les chefs coutumiers.

Promouvoir la justice de proximité
Selon la présidente du Groupe de recherche-action sur la sécurité humaine (GRASH), Marie Louise Ouédraogo, cette formation constitue une contribution à la promotion de la justice de proximité et vise à permettre aux populations de mieux comprendre les tenants et les aboutissants de cette loi.
À l’entendre, cette initiative vise principalement les organisations de la société civile. Selon elle, ces organisations sont proches des communautés et la vulgarisation de la loi auprès de ce public pourrait faciliter la transmission du message et permettre de toucher un plus grand nombre de personnes.

L’objectif est également d’amener les populations à s’intéresser davantage aux procès, qui sont publics. Pour la présidente du GRASH, il s’agit aussi d’attirer l’attention sur les éventuelles irrégularités et les obstacles rencontrés, afin de proposer de meilleures pratiques pour favoriser l’accès à la justice de proximité.
Le Groupe de recherche-action sur la sécurité humaine prévoit de poursuivre cette dynamique de promotion des valeurs de cohésion sociale et des droits humains dans d’autres localités, en partenariat avec les directions régionales des droits humains et d’autres acteurs intéressés par la thématique. Il entend ainsi poursuivre la vulgarisation du contenu de la « loi Faso Bu-Kaooré ».

La présidente du GRASH invite les populations des localités qui abriteront ces formations à se mobiliser afin de s’approprier le contenu de cette loi et de contribuer à sa bonne mise en œuvre dans le cadre de cette justice communautaire.
Une formation saluée par les participants
Au nom des participants, Abdoulaye Sawadogo a salué l’importance de cette formation. Selon lui, cette session lui a permis, ainsi qu’aux autres participants, de mieux comprendre le contenu de la « loi Faso Bu-Kaooré ».

Il estime que, sans cette formation, des lacunes auraient pu subsister dans la connaissance de cette loi. Il a, au nom des participants, adressé ses remerciements au Groupe de recherche-action sur la sécurité humaine et l’a invité à multiplier ces sessions dans les autres régions du Burkina Faso afin de permettre à davantage de populations de bénéficier de ces connaissances.
Le premier jour de la formation a été assuré par le substitut du procureur général près la Cour d’appel de Bobo-Dioulasso, Diakalya Traoré.

En rappel, le groupe de recherche-action sur la sécurité humaine est une organisation de la société civile de droit burkinabè qui a été créée en 2017. Il travaille sur l’accès à la justice, les droits humains et la cohésion sociale. Le GRASH se place aussi comme un centre de recherche pour être un outil d’aide à la décision de l’Etat.
Amadou OUÉDRAOGO
Justice Infos Burkina





