Un drame conjugal d’une rare violence secoue la ville de Kano. Saudat Jibrin, 19 ans, a été condamnée à la peine capitale par pendaison pour le meurtre de son époux, Salisu Idris, 30 ans. Le crime est intervenu à peine neuf jours après la célébration de leur union.
Les faits, rapportés par le tribunal, remontent au 5 mai 2025. Selon le réquisitoire, la jeune mariée aurait d’abord administré une substance toxique dans la boisson de son mari avant de lui trancher la gorge à l’aide d’un couteau. Un acte qualifié de prémédité par l’accusation.
À l’issue d’un procès au cours duquel l’accusée a constamment nié les faits, la justice a estimé que les charges retenues contre elle étaient établies « au-delà de tout doute raisonnable ». Le verdict est tombé : peine de mort par pendaison.
Son avocat, en guise de dernier recours, a plaidé la clémence, soulignant que sa cliente avait profondément évolué durant sa détention, allant jusqu’à mémoriser l’intégralité du Saint Coran. Un argument qui n’a pas suffi à infléchir la décision du juge.
Toutefois, un délai de 90 jours a été accordé à la condamnée pour interjeter appel de ce jugement. L’affaire, qui défraie la chronique à Kano, relance le débat sur la justice pénale au Nigeria et sur le sort des jeunes femmes confrontées à des mariages précoces ou contraints.
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