La chambre correctionnelle du Tribunal de grande instance de Bobo-Dioulasso a examiné, le vendredi 21 août 2026, le dossier de Malick (nom d’emprunt), un jeune homme de 24 ans, célibataire et sans enfant.
Il lui est reproché d’avoir soustrait trois parapluies dans la nuit du 17 juillet 2026 au Grand marché de Bobo-Dioulasso.
Invité par le tribunal à s’exprimer sur les faits, le prévenu les a reconnus, tout en soutenant qu’il n’avait soustrait qu’un seul parapluie.
Le tribunal lui a alors posé la question suivante :
— Avez-vous demandé l’autorisation du propriétaire ?
— Non.
— Que vouliez-vous en faire ?
— Je voulais le donner à ma mère, qui vend du charbon au quartier, afin qu’elle puisse protéger son charbon contre la pluie.
Selon la victime, Raïssa (nom d’emprunt), le jour de son interpellation, Malick avait trois parapluies en sa possession, mais un seul lui appartenait.
Invitée à faire connaître ses réclamations au cas où Malick serait déclaré coupable, elle a fait savoir que son parapluie coûtait 22 500 F CFA, mais qu’elle ne réclamait rien.
Dans ses observations, le procureur a invité les deux témoins du prévenu, notamment sa mère et sa grand-mère, présentes dans la salle d’audience, à se porter garantes de lui.
Il leur a fait comprendre que la loi permettait d’aménager les peines et qu’il souhaitait voir Malick quitter la Maison d’arrêt et de correction (MAC) afin d’aller servir la nation à travers des travaux d’intérêt général (TIG). Il a toutefois précisé que si Malick n’exécutait pas sa peine ou prenait la fuite, les deux garantes seront saisi.
À cette proposition, les deux femmes ont accepté. Par la suite, sans même attendre que le procureur termine sa question, Malick a immédiatement répondu par un « oui » également, plongeant toute l’assistance dans le rire.
Dans ses réquisitions, le ministère public a demandé au tribunal de déclarer Malick coupable des faits de vol et de le condamner à exécuter 30 jours de travaux d’intérêt général à Faso Mêbo.
Pour son dernier mot, le prévenu a remercié l’ensemble du tribunal pour tout ce qu’il fait pour les justiciables.
Le tribunal a finalement déclaré Malick coupable des faits de vol et l’a condamné à une peine de 30 jours de travaux d’intérêt général à Faso Mêbo. En cas de non-exécution de ces travaux, il devra purger une peine de 12 mois d’emprisonnement ferme.
La Plume du Prétoire pour Justice Infos Burkina.






