Une affaire de vol aggravé secoue actuellement le monde des affaires à Port-Gentil, où la confiance entre un chef d’entreprise et son employé a été brutalement rompue.
Le dossier, désormais entre les mains des autorités judiciaires, oppose Sabbah Hassan, un opérateur économique résidant au quartier Sobraga, à son chauffeur personnel, Ndiaye Ndiaga. Ce dernier est accusé d’avoir orchestré une série de soustractions frauduleuses au domicile de son employeur, profitant de son accès privilégié pour vider méthodiquement les tiroirs sécurisés.
Le préjudice financier dénoncé par le plaignant est considérable et s’est étalé sur plusieurs mois. Tout commence lorsque Sabbah Hassan constate un premier déficit inexpliqué de 3,5 millions de francs CFA à son retour d’un déplacement à l’étranger, sur une somme initiale de 8,5 millions laissée dans son bureau. Cette disparition troublante sera rapidement suivie par l’évaporation d’autres montants en espèces, dont 1 million, puis 1,136 million de francs CFA, tous volatilisés de la même pièce.
Une sécurité déjouée et des soupçons grandissants
Face à cette hémorragie financière, le chef d’entreprise décide de remplacer les dispositifs de fermeture de certains compartiments de son bureau. Une précaution qui s’avérera vaine, puisqu’il constatera peu après la disparition d’un autre montant de 1,5 million de francs CFA, pourtant soigneusement dissimulé dans un placard. Intrigué par la dextérité du mystérieux voleur, Sabbah Hassan évoque la situation avec son chauffeur. Loin de se démonter, Ndiaye Ndiaga lui rétorquera avec aplomb : « Cette affaire paraît bizarre, et pourtant c’est une clé sécurisée. »
Le mis en cause et son mandat de dépôt
Avant un nouveau voyage, le patron laisse délibérément diverses sommes éparpillées (250 000 et 200 000 francs CFA), de petites coupures, ainsi qu’une médaille de décoration de l’Ordre du Mérite national, pour éprouver la vulnérabilité des lieux. À son retour, de nouvelles anomalies sont constatées, poussant l’homme d’affaires à passer à la vitesse supérieure. Le 10 septembre, il installe secrètement une caméra espionne dans son bureau. Quelques jours plus tard, le piège technologique se referme : l’alerte de détection se déclenche et les images révèlent Ndiaye Ndiaga en plein forfait, fouillant les tiroirs pour y dérober des billets.
Des aveux partiels suivis d’une incarcération à la prison centrale
Muni de ces preuves accablantes, Sabbah Hassan saisit le Service de la sûreté urbaine du Commissariat central de Port-Gentil le 15 septembre, avant de formaliser sa plainte le 17 septembre pour l’ouverture d’une enquête. Convoqué et interrogé le même jour, le chauffeur indélicat n’a eu d’autre choix que de passer aux aveux.
Selon les procès-verbaux, il a reconnu avoir utilisé les clés du bureau pour s’y introduire frauduleusement à plusieurs reprises, admettant la soustraction de plusieurs sommes, notamment les 3,5 millions, 1,5 million, 500 000 et 450 000 francs CFA. Il a toutefois fermement nié avoir fait main basse sur la médaille honorifique.
Au terme des investigations policières, les éléments recueillis ont été jugés suffisamment probants pour retenir des charges lourdes à l’encontre de l’employé. Poursuivi pour vol aggravé, conformément aux dispositions des articles 292 et 296-4 du Code pénal, le dossier a été transmis aux autorités judiciaires compétentes pour appréciation. Le mardi 22 septembre dernier, Ndiaye Ndiaga a finalement été placé sous mandat de dépôt et transféré à la prison centrale de Port-Gentil, où il méditera sur les conséquences de sa trahison en attendant d’être fixé sur son sort.
Source : Info241
Justice Infos Burkina
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