La Chambre correctionnelle du Tribunal de Grande Instance (TGI) de Banfora a jugé, le 28 juillet 2026, une affaire de fraude à l’examen du Brevet d’études professionnelles (BEP), session 2026. À la barre, le prévenu, identifié par les initiales C.A., âgé d’une vingtaine d’années et domicilié à Banfora, a reconnu sans réserve les faits qui lui étaient reprochés.
Candidat au BEP, C. A. a expliqué avoir introduit son téléphone portable dans la salle d’examen avec l’intention de s’en servir pour tricher. Selon ses déclarations, il avait installé sur son téléphone une application censée lui permettre de trouver des réponses aux questions des épreuves. « C’était le premier jour de l’examen. Lorsque le sujet est arrivé, j’ai sorti mon téléphone en espérant y trouver des réponses », a-t-il déclaré devant le tribunal. Il a reconnu que la tricherie est formellement interdite et a qualifié son acte d’erreur.
Interrogé par le procureur du Faso sur l’utilisation effective de ces réponses, le prévenu a admis avoir recopié quelques-unes d’entre elles sur sa feuille de composition avant d’être surpris.
Entendu comme témoin, le président du jury a indiqué que les consignes relatives à l’interdiction des téléphones portables et de toute forme de fraude sont clairement données aux candidats avant le début des épreuves. Il a affirmé ignorer comment le prévenu avait réussi à introduire son téléphone dans la salle d’examen, soulignant que sans la vigilance de la surveillante, celui-ci aurait poursuivi sa tentative de fraude.
Dans ses réquisitions, le procureur du Faso a demandé au tribunal de retenir le prévenu dans les liens de la prévention de fraude à un examen et de le déclarer coupable. Il a requis une peine de six mois d’emprisonnement et une amende de 500 000 francs CFA, le tout assorti du sursis à exécution. Il a également sollicité la confiscation du téléphone portable, placé sous scellés, au profit du Trésor public.
Pour sa défense, le prévenu a reconnu son erreur et a imploré la clémence du tribunal.
Au terme des débats, le tribunal a déclaré C.A. coupable des faits de fraude à l’examen du BEP. Il l’a condamné à six mois d’emprisonnement avec sursis et à une amende de 500 000 francs CFA, assortie du sursis, conformément aux réquisitions du ministère public. Le tribunal a également ordonné la confiscation du téléphone portable placé sous scellés au profit du Trésor public.
Source : Wangola Médias
Justice Infos Burkina
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