La 14e Conférence annuelle des greffiers s’est achevée le mercredi 15 juillet 2026 à Ouagadougou. Présidée par le ministre de la Justice, Me Edasso Rodrigue BAYALA, la rencontre a réuni pendant deux jours les acteurs du corps des greffiers autour du thème : « Les greffes dans l’optimisation du recouvrement des amendes et autres recettes de service pour soutenir les défis de la Révolution progressiste populaire (RPP) ».

Le greffier, pivot indispensable de l’appareil judiciaire
Dans son discours de clôture, Me Edasso Rodrigue BAYALA a tenu à rendre un vibrant hommage au personnel du corps des greffiers, qualifiant leur service d’« essentiel, sinon indispensable au rendu de la justice ». Pour le premier responsable du département de la Justice, le greffier occupe une position stratégique unique : il est à la fois la « porte d’entrée » et la « porte de sortie » de l’institution judiciaire.

En tant que premier point de contact, c’est le greffier qui accueille l’usager, fournit les renseignements nécessaires et procède à l’enrôlement des actes juridictionnels. En fin de procédure, il demeure l’acteur central en délivrant la décision rendue, permettant ainsi sa mise en exécution effective. Cette centralité fait du greffier le garant de la fluidité et de l’efficacité du service public de la justice. Le Ministre a souligné que cette conférence annuelle est le cadre idoine pour faire le bilan de l’année écoulée et identifier les leviers permettant de rendre ce service encore plus performant dans le contexte de la Révolution Progressiste Populaire (RPP).
Des performances financières « exceptionnelles » au service de l’État

L’un des points saillants de cette rencontre a été la révélation des performances budgétaires des greffes. Contrairement aux idées reçues qui ont longtemps qualifié le secteur judiciaire de « non productif » pour les caisses de l’État, les chiffres de l’année 2026 démontrent une réalité tout autre. Entre janvier et juin 2026, les juridictions ont réussi à recouvrer plus de trois milliards de francs CFA de recettes.
Ce résultat, témoigne de la capacité de mobilisation des greffiers. Jonathan Bonkoungou, directeur des Greffes, a précisé que chaque franc collecté est vital pour l’État dans le contexte actuel de recherche de la paix et de mise en œuvre des projets de développement. Les amendes et autres recettes issues des actes de justice constituent désormais un pilier du financement des initiatives publiques de la RPP.

«Aussi, cette conférence nous a permis de faire le bilan 2025 de la Direction des greffes, le bilan à mis parcours de 2026 et des perspectives pour 2026-2027», a déclaré Jonathan Bonkoungou.
Des recommandations ambitieuses pour une réforme en profondeur
La clôture de la conférence a été marquée par la présentation d’un rapport de synthèse riche en propositions concrètes. Les participants ont formulé des recommandations visant à moderniser le cadre législatif et opérationnel du recouvrement. Parmi les axes prioritaires figure la révision de certains textes juridiques pour « augmenter l’assiette » et simplifier les procédures de recouvrement.

Les greffiers ont aussi formulé une résolution d’accompagner la dynamique RPP dans l’optimisation des amendes et autres recettes de service au profit du Trésor public.
L’objectif est de permettre aux greffiers d’être plus à l’aise et plus efficaces dans leurs missions de collecte au profit du Trésor public.

Les travaux ont également été nourris par une communication technique de haut niveau présentée par un expert de la Cour de cassation. Cette intervention a permis de dresser un état des lieux des défis actuels et de proposer des solutions d’amélioration immédiates. Les travaux de groupe ont, quant à eux, permis d’aborder des thématiques spécifiques liées au fonctionnement interne du corps et de définir les perspectives pour la période 2026-2027.

Un engagement ferme du gouvernement
Me Edasso Rodrigue BAYALA a exprimé sa « grande satisfaction » face à la qualité des résolutions prises. Il a salué le « nouvel élan » manifesté par les greffiers pour accompagner l’État dans la mobilisation des ressources financières. Le Ministre a assuré que les recommandations issues de cette 14e conférence ne resteraient pas lettre morte : « Nous allons voir au niveau du gouvernement comment les mettre en œuvre pour que les résultats escomptés soient atteints ».

La conférence s’est achevée sur une note d’optimisme, avec la ferme résolution des greffiers de dépasser les objectifs fixés d’ici la fin de l’année 2026. En renforçant à la fois la qualité du service rendu aux citoyens et la rigueur dans la perception des recettes de l’État, le corps des greffiers se positionne comme un acteur majeur de la transformation socio-économique du Burkina Faso.
Cette 14e édition confirme que l’optimisation des services de greffe est un levier puissant pour la souveraineté nationale, alliant efficacité juridictionnelle et contribution budgétaire significative sous la bannière de la RPP.

Les participants ont formulé aussi une résolution d’accompagner la dynamique RPP dans l’optimisation des amendes et autres recettes de service au profit du Trésor public.
Nouriatou Ouédraogo pour Justice Infos Burkina





