Le Tribunal de Grande Instance (TGI) de Orodara a tenu le vendredi 10 Juillet 2026, une audience foraine criminelle à Samorogouan en vue de rapprocher la justice des populations et de faciliter l’accès des citoyens au service public de la justice.
À l’ouverture des travaux, le substitut du Procureur du Faso près le Tribunal de Grande Instance de Orodara, Stanislas Aimé Soura, a salué la mobilisation des autorités locales et des populations. Il a indiqué qu’il s’agit de la première audience foraine criminelle organisée dans la commune de Samorogouan.
Au total, six dossiers ont été examinés. Ils concernaient trois cas de viol aggravé, deux affaires de coup mortel et un dossier de traite de personnes.
Dans le premier dossier de viol aggravé, la chambre criminelle a requalifié les faits en attentat à la pudeur et condamné l’accusé à douze mois d’emprisonnement avec sursis ainsi qu’au paiement de 200 000 FCFA de dommages et intérêts à la victime.
Concernant le deuxième dossier de viol aggravé, l’affaire a été mise en délibéré au 30 juillet 2026 après les réquisitions du ministère public demandant la condamnation de l’accusé à une peine de dix ans d’emprisonnement dont deux ans fermes.
Pour le troisième dossier portant sur des faits de viol aggravé et celui de traite de personnes, la chambre criminelle s’est déclarée incompétente. S’agissant des deux dossiers de coup mortel, le ministère public a requis la prescription de l’action publique pour l’un et l’extinction de l’action publique pour cause de décès pour l’autre.
Le ministère public a aussi précisé que les réquisitions et décisions ont été prises conformément aux dispositions du Code pénal de 1996, les faits étant antérieurs à l’entrée en vigueur du Code pénal de 2018, dont les dispositions plus sévères ne peuvent s’appliquer rétroactivement. Les décisions relatives aux dossiers mis en délibéré sont attendues le 30 juillet 2026 au Tribunal de Grande Instance de Orodara.
Avant la clôture de l’audience, le substitut du procureur Stanislas Aimé Soura a remercié les plus hautes autorités du pays ainsi que le ministère en charge de la Justice pour leurs efforts en faveur d’une justice accessible à tous. Il a également invité les citoyens à recourir aux voies légales pour le règlement de leurs différends et à respecter les lois de la République afin de préserver la paix et la cohésion sociale.
Agence d’information du Burkina
L’information judiciaire, autrement !






