Face aux plaintes des habitants excédés par les nuisances sonores, la maire de Boivre-la-Vallée a instauré un arrêté municipal contre les aboiements prolongés, assorti d’une amende de 135 euros.
À Boivre-la-Vallée, petite commune de 3.000 habitants dans la Vienne, les aboiements de chiens sont désormais encadrés par un arrêté municipal. Depuis fin juillet, les propriétaires doivent prendre toutes les mesures nécessaires pour éviter les aboiements prolongés ou répétés, de jour comme de nuit. En cas d’infraction, une amende de 135 euros peut être infligée.
La maire, Marie-Hélène Audebert, explique avoir pris cette mesure après de nombreuses plaintes de riverains. « Ça devenait insupportable, les gens ne dormaient plus », confie-t-elle sur RMC. En période de canicule, lorsque les habitants dorment fenêtres ouvertes, les nuisances étaient jugées intolérables.
Depuis l’instauration de l’arrêté, la maire affirme avoir reçu des retours positifs : « Depuis quelques nuits, il n’y a plus de dérangement pour certains habitants. J’espère ne pas avoir à sanctionner financièrement. »
La décision relance le débat sur l’éducation des animaux. Certains habitants et bénévoles d’associations estiment que « le problème vient du manque d’éducation des chiens », rappelant qu’un dressage adapté peut limiter les aboiements.
La maire évoque également les colliers anti-aboiements, qui envoient des décharges électriques pour dissuader l’animal. Elle les juge « efficaces », mais cette solution est vivement critiquée par des éducateurs et défenseurs des animaux, qui la qualifient de « barbarie » et plaident pour une approche basée sur l’éducation et la prévention.
Marie-Hélène Audebert, elle-même propriétaire d’un chien, insiste sur son attachement aux animaux et rappelle le partenariat de sa commune avec l’association 30 Millions d’Amis. Son objectif, dit-elle, est de « préserver de bonnes relations entre voisins, humains et animaux, dans le respect du bien-être de chacun ».
Source : Netafrique
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