F.A. a comparu devant le tribunal correctionnel de Bobo-Dioulasso, le 05 mai 2026. Le procureur du Faso lui reproche des faits de défaut de maîtrise, de coups et blessures involontaires, d’homicide involontaire et de dégradation involontaire de biens.

Les faits
Le 07 mars 2026, la section des accidents de la ville de Bobo-Dioulasso a été informée qu’un grave accident se serait produit sur la RN1, à la sortie de la ville. Rapidement, une équipe s’est déportée sur les lieux pour les constatations d’usage.
Accompagné d’un infirmier du CSPS du secteur 24, celui-ci a effectué les premiers soins sur les blessés sur place. Le bilan de l’accident, selon le dossier, faisait état de 8 blessés, 4 morts et d’importants dégâts matériels. L’auteur de l’accident serait F.A., un jeune chauffeur d’un camion semi-remorque.
Interpellé, il a été déféré devant le procureur du Faso pour la suite de la procédure. Il a fait l’objet d’un mandat de dépôt à la Maison d’arrêt et de correction de Bobo-Dioulasso.
À la barre
Lors de sa comparution à la barre, le 05 mai 2026, le prévenu n’a pas contesté les faits.

« Le jour des faits, je quittais Bobo-Dioulasso pour Ouagadougou. À la sortie de la ville, dans un virage, j’ai constaté que mon système de freinage avait lâché. C’est dans ces circonstances que j’ai causé l’accident. Je demande pardon aux victimes, c’est une erreur de ma part », a-t-il déclaré.
Le juge lui a demandé si son véhicule était assuré.
Le prévenu a répondu par l’affirmative.
« Depuis quand conduisez-vous ? », lui a demandé le juge.
« Il y a environ un an », a précisé le prévenu.
Le juge lui a ensuite demandé comment l’accident avait pu faire autant de victimes.

« Les victimes étaient embarquées dans un tricycle », a répondu F.A.
Version du conducteur du tricycle
« Nous étions venus à Bobo-Dioulasso pour un mariage. À notre retour au campement, j’ai brusquement vu un camion derrière moi qui est venu nous percuter. Mon tricycle a été endommagé à la suite de l’accident », a expliqué le conducteur du tricycle.
Les réquisitions du parquet
À l’issue des débats, le parquet a estimé que les infractions reprochées au prévenu étaient caractérisées. Pour lui, il y avait lieu de le maintenir dans les liens de la prévention.
Il a requis sa condamnation à une peine d’emprisonnement de 6 mois et à une amende de 250 000 F CFA, le tout ferme, au regard de la gravité des faits.
La sentence du tribunal a été plus lourde que les réquisitions du procureur. Le tribunal a condamné F.A. à une peine d’emprisonnement de 12 mois et à une amende de 250 000 F CFA, le tout ferme.
Le tribunal a rappelé au condamné qu’il dispose d’un délai de 10 jours pour faire appel s’il n’est pas satisfait de cette décision.
L’Express du Faso numéro 6727 du jeudi 07 mai 2026






