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Récits de Procès

Récit d’un procès : Une femme mariée et son amant simulent un viol afin d’obtenir une autorisation légale d’avortement

admin 18 avril 2026 0
justice

Le mercredi 8 avril 2026, Alima et Ibrahim ont comparu devant la chambre correctionnelle du Tribunal de grande instance de Ouaga I pour répondre des faits de tentative de délivrance indue de document public et incitation à la commission de crime ou de délit. À la barre, les deux prévenus ont reconnu les faits.

Les faits remontent à l’année 2025. Alima et Ibrahim, anciens amoureux, se retrouvent après plus de 20 ans de séparation. Entre-temps, Ibrahim avait perdu son épouse. Les deux reprennent leur relation, Alima laissant croire qu’elle vivait seule.

Début mars 2026, Alima constate un retard de ses menstrues. Après un test, la grossesse est confirmée. C’est à ce moment qu’elle révèle à Ibrahim qu’elle est en réalité mariée, mais que son époux vit à l’étranger depuis plusieurs mois sans donner de nouvelles.

Face à cette situation jugée délicate, les deux amants décident d’interrompre la grossesse. Pour y parvenir légalement, ils élaborent un faux scénario de viol afin d’obtenir une autorisation du parquet pour une interruption médicalisée. Mais après le dépôt de la demande, une enquête est ouverte. Celle-ci révèle rapidement l’absence de viol. Des audios retrouvés dans le téléphone des mis en cause confirment le montage du scénario. Alima et Ibrahim sont alors interpellés et placés à la MACO.

Des aveux à la barre

À la barre, Alima reconnaît les faits :

« Avec Ibrahim, on s’est entendu pour monter un scénario de viol afin d’obtenir une autorisation d’interruption de grossesse. C’est regrettable. »

Elle explique avoir agi par peur de perdre son foyer et pour préserver ses enfants.

De son côté, Ibrahim admet avoir proposé l’idée :

« J’ai suggéré le scénario. Nous voulions que l’interruption se fasse dans un cadre médical. »

Il affirme également qu’il ignorait au départ qu’Alima était mariée.

Le parquet dénonce un mensonge grave

Le procureur a fermement dénoncé les faits, rappelant que les prévenus ont volontairement tenté d’induire la justice en erreur :

« Vous êtes venue mentir à l’autorité judiciaire en évoquant un viol inexistant. Nous avons des affaires sérieuses à traiter. »

Dans ses réquisitions, le parquet a demandé une peine de 24 mois de prison dont 12 mois ferme et une amende de 1 million FCFA ferme pour chacun, ainsi que la confiscation du téléphone ayant servi à élaborer le scénario.

Un appel à la clémence de la défense

L’avocat d’Ibrahim a plaidé la clémence, évoquant un moment d’égarement :

« Je vous demande la clémence. Mon client est veuf. Il a rencontré Alima et, lorsqu’elle a appris sa situation, leur relation a repris. Il y a eu une grossesse. Ensemble, ils ont monté ce scénario. Certes, les faits sont graves. Mais dans un moment de faiblesse et de confusion, ils ont posé cet acte. Ils ont déjà tiré des leçons de leur passage à la MACO. Ils expriment aujourd’hui des regrets sincères. Je vous prie de faire preuve de clémence. »

Des regrets exprimés

En dernier mot, Alima a déclaré : « J’ai déjà perdu mon foyer. Pardonnez-moi. »

Ibrahim, quant à lui, a confié : « Je regrette profondément. Mes enfants sont seuls à la maison. »

Le verdict

Dans sa décision, le tribunal de grande instance de Ouaga I a reconnu Alima et Ibrahim coupables des faits qui leur sont reprochés. Il les a condamnés à 12 mois de prison avec sursis et à une amende de 500 000 FCFA chacun, dont 250 000 FCFA ferme chacun. Le tribunal a également ordonné la confiscation du téléphone portable ayant servi à la commission des faits.

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