Le tribunal de grande instance de Banfora a reçu à sa barre, le 07 avril 2026 dernier, Karim (nom d’emprunt), un jeune orpailleur de 21 ans, prévenu d’avoir vendu de simples pierres en les faisant passer pour de l’or d’une valeur de 175 800 FCFA. Les faits se sont déroulés le 14 mars 2026 à Niankorodougou.

À la barre, le prévenu Karim a catégoriquement rejeté les faits. Il explique avoir été interpellé alors qu’il effectuait des achats devant une boutique, puis conduit à la gendarmerie où il a été confronté à plusieurs personnes, dont la victime qu’il affirme ne pas connaître. Il soutient n’avoir jamais vendu d’or à cette dernière, précisant qu’il a un client fixe à qui il écoule sa production.
À la question du tribunal de savoir à quand remonte la dernière fois qu’il a vendu de l’or, Karim répond que cela remonte à un mois et deux semaines. Cependant, ses déclarations faites à la barre ne correspondent pas à celles faites lors de l’enquête policière, où il avait affirmé que sa dernière vente remontait à deux semaines. Malgré tout, Karim maintient ses affirmations selon lesquelles il n’a jamais vendu d’or à Ousmane (nom d’emprunt).
De son côté, la victime Ousmane a déclaré avoir connu le prévenu en circulation. Il affirme que ce dernier, accompagné de trois individus, l’aurait approché aux environs de 19 heures pour lui vendre de l’or. Il dit avoir remis la somme de 175 800 FCFA. Il précise également avoir aperçu une moto correspondant à celle du prévenu. Le prévenu a reconnu qu’il possède effectivement une moto de ce type, mais est resté ferme en soutenant qu’il n’a jamais traité avec Ousmane.

Un témoin du nom de Alassane, proche de la victime, a confirmé avoir remis l’argent pour l’achat de l’or. Il affirme avoir reconnu le prévenu ainsi que sa moto, sans pouvoir identifier les autres individus présents.
Le patron de la victime, également entendu, a indiqué que c’est après vérification que l’or s’est révélé faux. C’est à la suite de cela qu’une plainte a été déposée à la gendarmerie.
À la question du tribunal de savoir si la victime se constituait partie civile au cas où le prévenu viendrait à être déclaré coupable, Ousmane a répondu par l’affirmative et réclame la somme de 175 800 FCFA correspondant au prix d’achat de l’or. Dans ses réquisitions, le parquet a estimé que les preuves étaient insuffisantes pour établir la culpabilité du prévenu. Il a, par conséquent, requis sa relaxe.
Dans son verdict, le tribunal a suivi ces réquisitions en renvoyant Karim des fins de la poursuite, au bénéfice du doute, rappelant qu’en matière pénale, le doute profite à l’accusé. La constitution de partie civile de la victime a également été déclarée irrecevable.
Wangola Média
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