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Dans les couloirs du palais : Elle tombe enceinte d’un client et continue de se prostituer malgré sa grossesse

JIB2 27 mai 2026 0
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Certaines audiences dans les palais de justice du Burkina Faso laissent des images difficiles à oublier. Non pas à cause de la gravité des peines encourues, mais en raison de la détresse humaine qui s’y dévoile. Celle-ci en est une illustration frappante.

Ce vendredi 16 janvier 2026, dans la salle d’audience d’un tribunal correctionnel de la ville de Bobo-Dioulasso, une prévenue a particulièrement attiré l’attention. Sarah (nom d’emprunt), comparaît pour racolage, aux côtés de plusieurs autres jeunes femmes interpellées dans le quartier « Petit-Paris ».

Visiblement enceinte, la jeune femme, prostituée de profession et mère célibataire de deux enfants, se présente à la barre sous les regards mêlés de curiosité et de compassion de l’assistance.

Une grossesse née dans la prostitution

Interrogée par le juge, la prévenue reconnaît sans détour être tombée enceinte dans l’exercice de son activité. À la question de savoir si l’auteur de la grossesse lui donnait encore des nouvelles, elle répond avec amertume :

— « Non. Il m’avait promis le mariage, mais il ne s’intéresse plus à moi ».

Plus tard dans les débats, elle précise que l’homme à l’origine de sa grossesse n’est autre qu’un client, qui l’a depuis abandonnée.

L’intervention du procureur marque un moment fort de l’audience. Interpellée sur sa présence dans des chambres de passe malgré son état de grossesse avancée, la prévenue tente d’expliquer l’inexplicable :

— « C’était à l’approche de la fête du réveillon. Je cherchais de l’argent pour nourrir mes enfants », confie-t-elle.

Le procureur insiste :

— « Penses-tu qu’avec ton état, tu pouvais encore avoir des clients ? »

La réponse, simple et désarmante, plonge la salle dans un silence total :

— « Je n’en avais aucune idée. Je voulais juste trouver un peu d’argent pour mes enfants ».

Le verdict : le doute plutôt que la condamnation

Au terme des débats, le tribunal estime que les éléments du dossier ne permettent pas d’établir clairement la culpabilité de la prévenue, d’autant plus qu’elle aurait été interpellée devant une chambre, sans preuve suffisante d’un racolage public.

Elle est ainsi relaxée au bénéfice du doute. Le tribunal lui recommande néanmoins, concernant sa grossesse non reconnue, d’engager une procédure judiciaire contre le père de l’enfant, si elle est en mesure de l’identifier.

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