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Récit d’un procès : Un sexagénaire écope de 7 ans pour meurtre de sa concubine

JIB2 8 juin 2026 0
695797708 122160330830819040 2391996607777927738 n

D.T est âgé de 65 ans. Il est père de sept enfants et cultivateur à Masso, localité rurale de la commune urbaine de Solenzo dans la province des Banwa, région de Bankui.

Il est reproché à ce vieux des faits de meurtre contre la personne de G.B. Il était devant les juges de la chambre criminelle du TGI de Dédougou, le mardi 26 mai 2026, pour s’expliquer sur la commission de ces faits.

Les faits se sont produits dans la nuit du 4 au 5 mai dernier à Solenzo. La victime est présentée comme la concubine de l’accusé. Ils se fréquentaient depuis un certain temps après que la femme ait quitté son mari et a trouvé du travail à Solenzo.

Pour séduire au mieux sa victime, D.T lui avait acheté un vélo et un mouton. Il a expliqué au tribunal que le jour des faits, sa victime l’a appelé. De son village, il avait rallié Solenzo pour répondre à l’invitation.

A son arrivée, il a trouvé des clients au cabaret de sa future épouse quadragénaire. Il a décidé d’attendre que tous les clients vident le lieu avant de rentrer. « Je me suis assis au dehors pendant qu’elle était avec un homme à l’intérieur », a lâché le vieux amoureux qui soupçonnait la femme de le doubler.

Après le départ du dernier client, il a rejoint sa dolotière pour se plaindre du fait qu’il a trouvé des hommes avec elle.

Il se faisait déjà tard ce jour-là. Elle se serait plainte aussi de l’accusé pour sa jalousie qu’elle a trouvée excessive, jugeant sa surveillance exagérée alors qu’ils ne se sont pas encore mariés.

Les échanges entre les deux tourtereaux ont vite viré à une dispute. La victime aurait utilisé un pilon pour taper D.T. Ce qui lui a causé une fracture au bras, selon sa version.

Ces déclarations sont jugées douteuses par le procureur du Faso qui est allé plus loin en relevant que les différentes déclarations de l’accusé sont cousues de contradictions et de reniements depuis l’enquête préliminaire jusqu’à sa comparution à la barre en passant par l’instruction.

En réaction à ce qu’il a qualifié d’agression de la victime qui l’aurait serré au cou pendant qu’elle le tapait avec le pilon, l’accusé s’est emparé d’un couteau qu’il a attribué à cette dernière pour la poignarder au niveau des côtes et à l’épaule.

Ces coups, au nombre de deux, selon lui, mais trois, à en croire le certificat médical, ont été fatals pour G.B. Après avoir constaté que sa victime s’était effondrée, D.T a dit avoir pris la fuite.

Le corps de la victime baignant dans le sang a été découvert sur son lieu de travail le matin du 5 mai 2026. Sur la scène du crime, il a été retrouvé le pilon, bien d’autres matériels et surtout le vélo de D.T.

Les soupçons se dirigent automatiquement contre lui. Interpelé à son domicile au village, il a avoué être l’auteur de la tragédie.

Devant les juges, il a reconnu les faits. Se confondant en excuses, il a déclaré, cependant, qu’il n’était pas lui-même quand il commettait cet acte gravissime. Les enquêtes ont révélé des légions au niveau de la tête, du coup et du visage de la victime.

S’appuyant sur ces éléments, le procureur du Faso a estimé que ce serait plutôt D.T qui s’est servi du pilon pour administrer des coups à la victime avant de la poignarder. Il a contesté ses suppositions du parquet.

Des témoignages, l’on retiendra que les deux amoureux ont l’habitude de se disputer sans jamais en arriver à se frapper. « La femme préparait. L’homme venait manger. Ils buvaient ensemble, se disputaient parfois avant de s’en aller dormir », a décrit un témoin. Un autre de préciser que D.T n’était pas bagarreur. En plus de relever les contradictions dans les déclarations de l’accusé, le ministère public lui a reproché d’avoir attaqué au couteau, les parties vitales de la victime. Et sur cette base, il a jugé que les faits sont amplement constitués.

Soulignant aussi que son intention de donner la mort à sa victime était manifeste, le procureur a demandé aux juges de ne lui accorder aucune circonstance atténuante.

Pour le punir, il a requis une condamnation de 20 ans de prison dont 15 ferme contre lui.

Il n’a pas été suivi par le tribunal qui a prononcé la culpabilité de l’accusé avant de lui infliger une peine de 12 ans de prison, dont sept ans ferme.

Source : Sidwaya

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