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TGI Ouaga ll: Il introduit son doigt dans le sexe d’une fillette et écope de 6 ans de prison

JIB2 13 juin 2026 0
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La Chambre criminelle du Tribunal de grande instance Ouaga 2, a jugé une affaire de viol aggravé sur une mineure de moins de 5 ans, le 16 avril 2026. Boureima (nom d’emprunt) est accusé dans cette affaire d’avoir introduit son doigt dans les parties génitales de Mariam (nom d’emprunt). A la barre, l’accusé a reconnu les faits et demandé la clémence de la Chambre.

‎C’était un dimanche après-midi au mois de janvier 2026. Mariam, une fillette de moins de 5 ans, a retrouvé Boureima sous un manguier. Un adulte de 46 ans qu’elle connaît et qu’elle appelle « Tonton ». Ce jour-là, comme d’habitude, la petite Mariam s’est dirigée vers Boureima et s’est assise sur ses jambes.

Selon les déclarations de l’accusé à la barre, c’est en ce moment précis qu’il a profité pour introduire son doigt dans le sexe de la fillette qui a crié. L’accusé dit avoir aussitôt retiré son doigt. D’après son propre témoignage, la victime est rentrée chez elle après.

Mais lorsque cette dernière a senti des douleurs, lors de la douche, quand la main de sa mère touche son sexe. « Ça fait mal », dit-elle à sa maman qui a bien voulu comprendre ce mal soudain. C’est ainsi que Mariam révèle l’impensable. « Tonton a mis son doigt là-bas, ça me fait mal, et j’ai crié». La fillette semblait assommer sa mère avec cette phrase. La nouvelle atteint rapidement le papa de Mariam.

Devant les membres de la Chambre criminelle, le père a affirmé qu’il a d’abord procédé à des examens médicaux, qui ont révélé que les parties génitales de leur fillette ont été touchées. C’est ainsi qu’il a décidé de porter plainte contre Boureima à la brigade territoriale de la gendarmerie de Saaba. Il est par la suite mis en examen pour viol aggravé sur mineure.

‎A la barre de Chambre criminelle du Tribunal de grande instance Ouaga II, le 16 avril dernier, Boureima n’a pas nié les faits. Bien au contraire. Il a plaidé coupable, tout en implorant la clémence de la chambre. « Je demande pardon, je suis âgé, je ne vais plus recommencer», a-t-il déclaré.

‎Les juges ont voulu savoir si en plus du doigt, l’accusé n’a pas introduit son sexe dans les parties génitales de la victime. Mais Boureima est formelle : « Non, je n’ai pas introduit mon sexe, c’est mon doigt, seulement », en montrant son index à la chambre.

Le président lui rappelle qu’en introduisant son index dans cette partie de la petite Mariam, il pouvait la blesser. En outre, la Chambre veut bien savoir en quoi introduire le doigt dans le sexe de cette fillette peut procurer du plaisir à Boureima.

Dans sa réponse, l’accusé tente de lier son acte au destin. « C’est le destin, je ne comprends pas ce qui m’a poussé à poser un tel acte», indique-t-il, avant de dire à la chambre : « Je ne suis pas fier de mon acte, je regrette, je demande pardon ».

Constitué en partie civile dans cette affaire, le père de Mariam demande un franc symbolique et le remboursement des frais des examens médicaux qui s’élèvent à 60 000 FCFA. Il a signifié à la barre, que sa fillette traîne toujours les séquelles psychologiques de cet acte et a précisé cependant qu’elle se porterait mieux physiquement.

‎Dans ses réquisitions, le ministère public fait remarquer que l’infraction est suffisamment constituée, au regard de l’écart d’âge qui existe entre la victime et l’accusé. En plus, poursuit le paquet, les déclarations de Boureima tenues à la barre, illustrent à souhait sa culpabilité. Le parquet a invité la chambre à le maintenir dans les liens de la prévention, le déclarer et le condamner à 11 ans de prison dont 8 ans fermes et une amende ferme de 3 millions FCFA.

Après les réquisitions du parquet, Boureima a été autorisé à dire son dernier mot. Ce dernier a de nouveau imploré la clémence, faisant observer qu’il est vieux et qu’en prison, personne ne viendrait lui rendre visite.

Dans son arrêt, ‎la Chambre criminelle a reconnu Boureima coupable des faits de viol aggravé sur une fillette de moins de 5 ans. Elle l’a donc condamné à 11 ans de prison dont 6 ans fermes, et à une amende ferme de 3 millions F CFA. Il a également été condamné à rembourser les 60 000 FCFA représentant les frais des examens médicaux.

‎www.libreinfo.net

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