Les travaux de la 14e Conférence annuelle des greffiers se sont ouverts ce mardi 14 juillet 2026 sous le haut patronage du ministre de la Justice, Me Edasso Rodrigue Bayala. Placée sous le thème « Les Greffes dans l’optimisation du recouvrement des amendes et autres recettes de service pour soutenir les défis de la Révolution Progressiste Populaire (RPP) », cette rencontre de deux jours réunit les responsables des greffes autour des enjeux liés à la mobilisation des recettes judiciaires.

La cérémonie d’ouverture a été présidée par le Secrétaire général du ministère de la Justice, Harouna Kadio, représentant le ministre de la Justice. Dans son intervention, il a rappelé le rôle du corps des greffiers dans le fonctionnement des juridictions, soulignant que cette 14e édition témoigne de la continuité de ce cadre d’échanges.

Le Secrétaire général a insisté sur l’actualité du thème retenu, consacré au rôle des greffiers dans le recouvrement des recettes au profit de l’État. Selon lui, les juridictions ont enregistré plus de trois milliards de francs CFA de recettes recouvrées entre janvier et juin 2026. « C’est exceptionnel pour un secteur traditionnellement et, à tort ou à raison, traité de non productif pour l’État », a-t-il déclaré.

Au nom du ministre de la Justice, Harouna Kadio a adressé des encouragements et des félicitations aux greffiers pour les résultats obtenus. Il les a invités à mettre à profit cette conférence pour formuler des recommandations « innovantes et ambitieuses » afin de renforcer davantage la contribution des greffes à la souveraineté économique et judiciaire du Burkina Faso.

Selon le directeur des Greffes, Jonathan Bonkoungou, les participants suivront une communication sur le thème de la conférence avant d’engager des échanges destinés à dégager des recommandations concrètes en vue d’améliorer le recouvrement des amendes et des autres recettes de service.
Pour lui, la conférence sera aussi l’occasion de dresser le bilan des activités de la Direction des greffes au titre de l’année écoulée et d’identifier les perspectives d’amélioration.

À entendre Jonathan Bonkoungou, le choix du thème répond au contexte actuel marqué par les besoins de mobilisation des ressources publiques. « Chaque franc compte. L’État a besoin de toutes les ressources aujourd’hui, notamment pour la recherche de la paix et la mise en œuvre des projets de développement », a-t-il expliqué. Il a souligné que les greffiers jouent un rôle important dans le recouvrement des amendes et des autres recettes issues des actes de justice, contribuant ainsi aux efforts de l’État.
Interrogé sur les difficultés rencontrées par les greffiers dans l’exercice de leurs missions, le directeur des Greffes a reconnu l’existence de contraintes, estimant que « dans toute activité, il y a toujours des difficultés, des hauts et des bas ».
Nouriatou Ouédraogo pour Justice Infos Burkina






