Mamadou (nom d’emprunt), âgé de 30 ans et père de trois enfants, a comparu le mardi 21 avril 2026 devant la Chambre correctionnelle du Tribunal de grande instance de Bobo-Dioulasso pour violation de domicile et menace de mort sur un père de famille, Harouna, et son fils Ali (tous des noms).

Selon les récits faits à l’audience, Mamadou et Ali sont des amis. Il y a eu une dispute entre les deux camarades qui ont continué à se regarder en chiens de faïence, même un mois après leur altercation.
La mère de Ali, embêtée par le comportement des deux jeunes, convoque alors Mamadou pour que lui et son fils mettent fin à leur << guerre froide >>. Dans les environs de 21 heures, Mamadou se rend dans la famille de Ali, accompagné d’un autre ami, pour honorer le rendez-vous.
Arrivé à la porte du domicile, il klaxonne. Un membre de la famille de Ali ouvre la porte et Mamadou s’introduit dans la cour munie d’une machette. Une fois à l’intérieur, il cherche à voir le père de Ali au lieu de sa maman qui l’avait pourtant appelé. Celui-ci se présente à lui. Mais le chef de famille et son hôte vont s’échanger des propos discourtois, à telle enseigne que le premier a sommé son visiteur de quitter la cour. Le fils Ali intervient pour faire sortir son ami de la maison et c’est de là que Mamadou et Ali ont échangé des coups de poing. C’est du moins la version donnée par les plaignants.
Mais Mamadou a reconnu partiellement cette version. Il soutient n’avoir pas violé le domicile parce que c’est sur appel de la maman de son ami qu’il s’est rendu dans la famille. Il reconnaît cependant avoir eu des altercations avec Harouna et son fils.
Sur instruction de son conseil, Mamadou a présenté ses excuses à Ali et Harouna au cours de l’audience.
Dans sa réquisition, le procureur a estimé que les faits de violation de domicile reprochés à Mamadou ne sont pas constitués. Il a requis sa relaxe au bénéfice du doute. Cependant, il a trouvé que les faits de menace de mort sont suffisamment caractérisés. C’est pour cela qu’il a demandé au tribunal de le maintenir dans les liens de la prévention et de l’en déclarer coupable. En répression, il a requis contre lui deux ans de prison avec sursis et une amende de 500.000 FCFA dont 250 000 FCFA ferme.
Dans sa décision, le tribunal a suivi les recommandations du parquet en annulant la poursuite contre Mamadou pour violation de domicile et en le condamnant à deux ans de prison avec sursis et à une amende de 500 000 FCFA dont 250 000 FCFA ferme pour menace de mort.
Source : Sidwaya
JIB






