Monsieur Ali est un industriel à succès, une référence de l’agro-industrie dans son pays. En séjour à Douala pour affaires, même les vitres fumées de son 4*4 n’ont pas réussi à masquer le rayon de soleil qu’il voit se déhancher sur le trottoir. L’ordre au chauffeur fut immédiat, le pied de l’homme au volant pressa le frein, le cœur de l’Aladji accéléra, le bolide lui, s’immobilisa. Le gentleman propose à la jeune demoiselle de mettre le cap où elle le désire. Elle ne se fera pas prier, l’odeur de l’essence a de quoi faire tourner la tête. Le chef d’entreprise ne cache pas son intérêt et ne va pas par quatre chemin pour déclarer ses intentions.
Il finit par déposer sa passagère non sans un échange de contacts et l’attente d’une réponse qu’il espère favorable. D’ailleurs, une belle somme d’argent est remise à la concernée pour faciliter sa réflexion et l’orienter dans le bon sens. Informés, les parents de la fille demandent à rencontrer ce prétendant providentiel. C’est un bon parti mais voilà, les gardiens de la fleur sont catégoriques, celle sortira du jardin familial directement pour le champ conjugal. L’homme d’affaires n’y voit aucun inconvénient, il n’a qu’une seule épouse au moment des faits, sa religion et son régime lui permettent d’en avoir 4. Des assurances que leur protégée aura ses propres quartiers, convainquent les géniteurs et la liste de la dot est donnée.
Outre les interminables vivres qui sont demandés, une enveloppe de 8 millions est exigée, c’est le prix de l’hymen encore intact de sa future épouse, car dit-elle, son mari sera son premier. Cette cerise sur le gâteau est du pain béni pour Monsieur Ali qui se voit déjà au pays des merveilles. Il s’acquitte avec diligence des exigences parentales, et en moins de temps qu’il n’en faut pour dire « oui, je le veux », les voilà mari et femme.
Mais La lune de miel va rapidement prendre un goût amer, notamment après la nuit de noces. Le champion accuse les parents de publicité mensongère car la marchandise qui lui a été vendue n’était pas scellée. Après confrontation, la nouvelle madame Ali jure qu’un seul visiteur a exploré les lieux avant son légitime époux. Le nouveau propriétaire réclame le remboursement de la moitié de l’enveloppe donnée, notamment 4 millions de francs cfa. Les parents eux, ne veulent rien savoir, la marchandise ne sera ni reprise ni échangée, affirment-ils. Un règlement à l’amiable est en cours.
Source: Nouvelles Afrique
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