La vidéo, partagée des milliers de fois le week-end dernier, a suscité une vive indignation au sein de l’opinion publique burkinabè. On y voyait des passagers en pleine réjouissance, bouteilles de dolo à la main, transformant l’intérieur d’un bus vert et jaune en véritable zone de non-droit.
L’incident, survenu lors d’un déplacement privé vers Boussouma, a déclenché une riposte immédiate de la Direction Générale de la SOTRACO et des autorités de régulation sociale.
Dans une mise au point ferme, le Directeur Général de la SOTRACO, Drissa Sawadogo, a précisé que si le bus faisait l’objet d’un affrètement privé, cela ne soustrayait en rien les usagers aux règles élémentaires de décence. « L’intérieur des bus, dès la montée à bord, devient systématiquement un espace public », rappellent les sources.
L’introduction d’alcool, la production de déchets et les propos malsains y sont formellement proscrits pour garantir la sécurité et la préservation du matériel national.
L’offensive ne s’est pas limitée à des communiqués. Les auteurs des actes de vandalisme et d’incivisme vus dans la vidéo ont été interceptés par la Brigade Laabal.
La sanction est tombée, immédiate et symbolique : ils sont désormais soumis à des travaux d’intérêt commun. Leur peine consistera à laver les bus de la SOTRACO chaque jour pendant une période indéterminée, ainsi qu’à participer à des travaux de pavage et de curage de caniveaux.
Cette intervention s’inscrit dans la mission de la Brigade Laal, véritable instrument civique au service de la refondation nationale.
Source: Netafrique
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