La chambre correctionnelle du tribunal de grande instance de Bobo-Dioulasso a examiné le dossier de Champi (nom d’emprunt), un jeune homme âgé de 25 ans, célibataire, sans enfant et orpailleur de profession à Solenzo.
Selon les faits, il lui est reproché d’avoir soustrait, en 2026, de l’or et une forte somme d’argent, le tout estimé à 8 000 000 FCFA, selon la victime, Louka (nom d’emprunt). Le prévenu a reconnu les faits.
Selon Champi, c’est après la prière de Fajr (entre 4 h et 5 h du matin), alors qu’il revenait, qu’il a constaté que la porte de Louka n’était pas fermée. Il s’est alors approché et est entré. À sa grande surprise, le coffre qui contenait l’argent et l’or n’était pas fermé à clé. Il a alors pris de l’or et de l’argent avant de prendre la fuite pour Bobo-Dioulasso.
Le prévenu conteste le montant déclaré par la victime
Présenté à la barre, il a expliqué au tribunal avoir réellement soustrait une somme de 2 225 000 FCFA, quelques pièces de monnaie ainsi que 37 grammes d’or, dont le gramme était, selon lui, vendu à 60 000 FCFA.
Après le vol, il partage une partie de l’argent pour obtenir des bénédictions
Interrogé par le procureur sur ce qu’était devenue la somme soustraite, Champi a déclaré avoir acheté une moto KTM et une moto Sirius après sa fuite vers Bobo-Dioulasso. Il a ensuite donné de l’argent à des proches afin, selon ses déclarations, de bénéficier de leurs bénédictions.
Dans ses réquisitions, le ministère public a fait savoir que les circonstances des faits, notamment leur commission pendant la nuit, traduisaient l’intention du prévenu et étaient suffisantes, selon lui, pour le déclarer coupable des faits de vol.
Le ministère public a ainsi estimé Champi coupable des faits et a requis sa condamnation à une peine d’emprisonnement de 60 mois et à une amende de 1 000 000 FCFA, le tout ferme.
Quant à la victime, elle a réclamé le paiement de 8 000 000 FCFA à titre de dommages et intérêts.
Invité par le tribunal à prononcer son dernier mot, Champi a déclaré, tristement : « Je veux rembourser, mais je demande la clémence du tribunal pour une liberté provisoire afin de rejoindre mon lieu de travail, travailler et rembourser ».
Le tribunal a pris acte et a déclaré Champi coupable des faits. Il lui a infligé une peine de 10 ans d’emprisonnement et une amende de 1 000 000 FCFA, le tout ferme. Il l’a également condamné à payer à la victime, Louka, la somme de 8 000 000 FCFA réclamée à titre de dommages et intérêts.
La Plume du Prétoire pour Justice Infos Burkina






