À 61 ans sonné, Monsieur T a accepté la triste mais non moins implacable vérité, il ne peut plus galoper sur le mont de Vénus avec la même vigueur qu’à ses jeunes années. Son malheur, c’est que cet ancien lion qui a perdu ses dents est en couple avec une chatte très en chaleur de 40 ans, qui veut jouir des dernières prolongations avant de raccrocher définitivement les crampons à la ménopause.
Malgré toute sa bonne volonté, Monsieur T n’arrive pas à combler le gros appétit de sa femme. Il a beau se booster à la cola du singe, au harky, l’équivalent du « dolo », rien n’y fait, à peine la partie engagée, c’est déjà fini, le soldat est à terre, son bâton de commandement se ramollit plus vite que celui d’un coq. Voilà donc que depuis deux semaines, Madame T, vendeuse de beignets-haricot sort plus tôt que d’habitude. A l’heure du loup (3h), elle saute du lit, et file à son comptoir. Les premiers jours, en bon gentleman, Monsieur T forçait ses vieux os à se réveiller pour accompagner sa moitié.
Mais n’ayant pas réussi à la dissuader de changer cet horaire bizarre, il se contenta désormais de la confier aux soins du bon Seigneur pour la protéger. Ce qu’il ne savait pas et dont il ne pouvait se douter, c’est que sa voisine de lit avec qui il avait passé deux décennies, avait trouvé une âme charitable pour satisfaire son démon de minuit. Ainsi tous les matins, avant de servir le petit déjeuner à ses clients, elle prenait une bonne dose de bien être, donnée avec joie par un jeune étalon, chômeur, qui payait en nature son pain du jour.
C’est un fumeur de « banga », dérangé par ce couple qui l’obligeait désormais à déménager du comptoir qui en principe lui appartenait jusqu’à 6h00, qui alerta le vrai propriétaire. C’est ainsi qu’une fois prévenu, Monsieur T muni d’une machette, suivit son épouse. Aussitôt arrivée, son bel inconnu ne perdit pas de temps et se mit à table. Monsieur T, s’approcha et la force qui manquait à ses reins, se réincarna dans son bras. D’un coup sec et adroit il trancha dans une bonne proportion les fesses de son rival et stoppa net le mouvement de va et vient qui était engagé.
Les gémissements se changèrent en cris d’horreur. Monsieur T, se tourna et reprit le chemin de sa maison, le cœur et l’âme en paix, lançant aux voisins qui sortaient ameutés par les hurlements de ce voleur d’un autre genre, que si on le cherchait, il était chez lui. Celui qui mangeait la nourriture des grands à été emmené à l’hôpital. Madame T, a retrouvé son foyer. Elle a arrêté de sortir à 3h00.
Source : Nouvelles Afrique
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