Dans la nuit du dimanche 4 octobre 2026, la quiétude de la ville de Sikensi, dans la région de l’Agnéby-Tiassa, a été secouée par une violente tentative d’assassinat. Mélèdje Félicité, une jeune coiffeuse de 16 ans, a échappé de justesse à la mort après avoir été poignardée à la gorge par son compagnon, A. Bakayoko, un maçon de 22 ans.
Alors que la victime se remet progressivement de ses blessures à l’hôpital général de Sikensi à la suite d’une intervention médicale délicate, les forces de l’ordre ont lancé une traque active pour retrouver le suspect en fuite.
Les faits se sont déroulés vers 19 heures dans le secteur du Collège Kraaffa à Sikensi. Sous prétexte de l’accompagner, A. Bakayoko a entraîné sa jeune compagne sur un sentier peu éclairé avant de l’attaquer sauvagement.
Dans l’obscurité, le maçon de 22 ans lui a porté un violent coup à la gorge avec une arme blanche. Malgré la sévérité de sa blessure et la fuite de son agresseur qui emportait son téléphone portable tombé au sol , l’adolescente a trouvé la force de crier au secours et de marcher en titubant jusqu’au magasin de son père adoptif, E. Marcel.
Trempée de sang, la victime a immédiatement été prise en charge par des témoins et évacuée en tricycle vers l’hôpital général de Sikensi. Grâce à une prise en charge d’urgence rapide, son pronostic vital n’est plus engagé, même si son état reste sous étroite surveillance médicale.
Ce drame constitue l’aboutissement tragique d’une spirale de violences répétées subies par la jeune fille. Présenté initialement à la famille comme un homme attentionné, A. Bakayoko a progressivement révélé un comportement violent, multipliant les brutalités physiques pour des motifs insignifiants.
Le calvaire de la jeune coiffeuse s’est aggravé lorsqu’elle a accepté de le suivre à N’douci, où le maçon avait obtenu un contrat de travail. Victime de coups répétés sur place, au point de devoir se réfugier chez une amie, Félicité a finalement été rapatriée à Sikensi par ses parents.
Malgré cette séparation et les réticences fermes de son père adoptif, le jeune homme continuait d’entretenir le contact et de lui rendre visite durant sa convalescence.
Averties par le personnel soignant dès l’arrivée de la victime aux urgences, la police et la gendarmerie se sont immédiatement dépechées sur les lieux pour ouvrir une enquête.
Les premières constatations et auditions ont été réalisées afin de déterminer les circonstances exactes de cette agression dont le mobile précis reste à éclaircir. À ce jour, A. Bakayoko demeure introuvable et fait l’objet d’une recherche active sur l’ensemble du territoire régional par les forces de sécurité.
Source : Netafrique
Justice Infos Burkina
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