Les murs des tribunaux burkinabè ont intérêt à avoir les briques solides pour résister aux improbables histoires qui s’y racontent. La semaine dernière, lors d’une audience dans un tribunal d’une grande ville du pays, une femme, mère de deux enfants, a avoué pratiquer la mendicité et remettre une partie de l’argent récolté à son mari incarcéré.
En effet, son époux est écroué pour assassinat. Le jour de l’audience, les juges ont constaté que les déclarations de l’accusé et celles de son épouse concordaient parfaitement. Doutant de la sincérité du témoignage de la femme, la juridiction lui a demandé si elle rendait régulièrement visite à son mari à la maison d’arrêt.
« Oui, je lui rends visite à chaque occasion. Je lui apporte souvent à manger. Je pratique aussi la mendicité. Et lorsque je vais le voir, je lui remets une partie de l’argent gagné dans la journée », a-t-elle déclaré à la barre.
Cette réponse a permis aux juges de mieux comprendre la cohérence des déclarations de l’épouse de l’accusé.
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