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Récit d’un procès : Après l’avoir violée, il la tue pour ne pas qu’elle parle

JIB2 22 mai 2026 0
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Cédric (nom d’emprunt), 24 ans au moment des faits, a comparu devant la chambre criminelle du TGI de Bobo-Dioulasso le 24 novembre 2025. Le procureur le poursuit pour des faits de meurtre sur la personne de Fati (nom d’emprunt), une jeune fille de 16 ans. En l’occurrence, il lui est reproché d’avoir violé et ensuite donné la mort à Fati dans un village de la commune de Karangasso-Vigué, province du Houet. L’accusé n’a pas nié les faits qui se sont déroulés courant année 2023.


Le jour des faits, la victime, Fati, s’est rendue au champ toute seule afin de récolter des arachides qu’elle avait cultivées durant la saison pluvieuse. Mais malheureusement pour elle, elle va croiser le chemin de Cédric, un jeune homme en quête de son premier rapport sexuel. Il la suit discrètement et finit par lui mettre la main dessus. Il la viole et l’étrangle à mort pour ne pas qu’elle divulgue son acte aux habitants du village.


À la barre, il raconte les faits :
« Ce jour-là, je l’ai vue partir au champ seule. Donc j’ai décidé de la suivre dans l’intention d’entretenir des rapports sexuels avec elle. Lorsque j’ai constaté qu’il n’y avait personne à proximité, je l’ai attrapée et j’ai posé l’acte », a-t-il déclaré devant les juges de la chambre criminelle.


— Elle n’a pas résisté ?
— Oui. Elle se débattait, répond-il.
— N’a-t-elle pas crié ?
— Elle a crié, mais j’ai fermé sa bouche avec ma main.
— Comment vous avez fait pour la tuer ?
— Je l’ai étranglée après l’acte, a répondu sèchement Cédric.
— Vous êtes sûr que ce n’est pas pendant l’acte que vous l’avez étouffée ? Puisque vous venez de dire que vous aviez fermé sa bouche avec votre main.
— Non. Quand j’ai fini, elle respirait toujours. C’est après que je l’ai étranglée.
— Pourquoi l’avez-vous étranglée alors ? Puisque vous aviez fini. Quel est l’intérêt de l’étrangler encore ?
— C’est pour ne pas qu’elle raconte aux gens ce que j’ai fait, a-t-il justifié.
— Aviez-vous l’intention de lui donner la mort dès le début ?
— Oui, a-t-il répondu.


Pensant que le prévenu ne comprenait pas la question, elle fut posée plusieurs fois tant par le juge que par le ministère public. Mais le prévenu n’a pas varié dans ses réponses. Il est resté catégorique. Lorsqu’il a décidé de la suivre, il avait déjà pris la décision qu’après l’acte, il allait lui donner la mort pour ne pas que son acte soit connu du village. C’est ainsi qu’après l’avoir tuée, il a traîné son corps dans les buissons pour le cacher avec des feuilles. C’est quelques jours plus tard que le corps sans vie de Fati a été retrouvé, laissant ses parents sans voix.


Pendant l’instruction, le procureur demande à Cédric si c’était sa première fois de faire des rapports sexuels.
— Oui. C’est ma première fois.
— On t’a dit que c’est comme ça qu’il faut faire ?
— Non. Ce n’est pas bien, a-t-il reconnu.


Selon le procureur, au regard des dernières déclarations de l’accusé, les faits ont été mûris. Il a prémédité son acte. Par conséquent, il a demandé au tribunal de requalifier les faits de meurtre en assassinat et de le maintenir dans les liens de cette prévention. En répression, il a requis l’emprisonnement à vie pour Cédric.


Dans sa décision rendue le 27 novembre dernier, le tribunal a requalifié les faits de meurtre en assassinat et a déclaré l’accusé coupable des faits. Il a suivi les réquisitions du parquet en le condamnant à la prison à vie.


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