Scène insolite dans la salle d’audience d’un tribunal correctionnel d’une grande ville du Burkina Faso. Deux amis de longue date, Souleymane et Omar, comparaissent pour répondre des faits de stellionat dont ils sont tous deux accusés.
Bien qu’ils soient co-auteurs présumés, chacun doit répondre personnellement de ses actes, conformément au principe de la responsabilité pénale individuelle.
Souleymane, résidant à l’étranger, est exceptionnellement présent au Burkina pour le procès. Son ami Omar, lui, vit dans le pays. Lorsque vient le tour d’Omar de s’expliquer, il commence par relater les faits qui le concernent directement. Mais très vite, il déborde dans ses propos et commence à évoquer des détails confidentiels sur ses relations d’affaires avec Souleymane, des éléments sans lien direct avec le dossier.
Inquiet, Souleymane tente de faire un geste discret pour l’arrêter. C’est alors que le président du tribunal intervient fermement : « Monsieur, contentez-vous de répondre aux questions.Tenez-vous-en aux faits. »
Surpris, Omar se ravise et lance, penaud : « Honn hon, j’ai compris maintenant. »
Une réaction spontanée qui fait sourire toute l’assistance dans la salle. Mais surtout, une leçon utile pour tous : À la barre, on ne parle que des faits qui vous sont reprochés. Tout propos en dehors du dossier peut se retourner contre vous ou nuire à autrui.
À retenir : Quand on est appelé à témoigner ou à se défendre devant un tribunal, il est essentiel de rester concentré sur les faits reprochés. Toute information non pertinente peut avoir des conséquences juridiques ou relationnelles imprévues.
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