La 4e édition de la Journée du Greffier s’est tenue le samedi 30 mai 2026 à Bobo-Dioulasso, dans la salle Rosario Chiquette.
Cette édition s’est articulée autour du thème : « Transformation digitale et métier du greffier : quels défis pour demain ? »
Cette journée se veut un espace de visibilité, de reconnaissance et de réflexion autour du métier de greffier, qui occupe une place centrale dans le fonctionnement de la justice.

Selon le président du comité d’organisation, Barthélémy Birba, « cela fait exactement six ans que nous avons imaginé et initié la Journée du Greffier avec une ambition claire : faire davantage connaître le métier de greffier, valoriser ses missions, renforcer l’esprit de corps entre les acteurs des greffes et créer un cadre de communion entre les professionnels de la justice et les populations ».
Le greffier, un acteur essentiel de la chaîne judiciaire
« Le greffier demeure un acteur essentiel de la chaîne judiciaire. Il est le gardien des procédures, le garant de l’authenticité des actes judiciaires, la mémoire vivante des juridictions. Le greffier participe quotidiennement à l’œuvre de justice et à la consolidation de la paix. Pourtant, son rôle reste encore insuffisamment connu du grand public », a ajouté Barthélémy Birba.

Le président du comité d’organisation a rappelé que les éditions de 2024 et 2025 n’ont pas pu se tenir, mais que cette interruption n’a nullement entamé leur détermination à poursuivre cette initiative.
La cérémonie a été placée sous le patronage du ministre de la Justice, Me Edasso Rodrigue Bayala, représenté par le secrétaire général du ministère, Harouna Kadio.

À travers son allocution, lue par son représentant, le ministre a déclaré : « Dans l’ombre des grandes décisions de justice, il existe des femmes et des hommes dont la plume authentifie, dont la rigueur sécurise et dont la mémoire préserve l’histoire judiciaire d’une nation. Ces femmes et ces hommes, ce sont les greffiers ».

« Souvent discrets, rarement sous les projecteurs, mais toujours au rendez-vous du devoir, vous êtes les gardiens silencieux de la sécurité juridique, les artisans de la traçabilité des procédures et les piliers indispensables de l’institution judiciaire », a-t-il poursuivi.
Vers une dynamique irréversible de transformation digitale
« La justice burkinabè, à l’instar des grandes administrations modernes, est engagée dans une dynamique irréversible de transformation digitale. Le numérique n’est plus une perspective lointaine ; il est désormais une nécessité, un levier incontournable d’efficacité, de transparence et d’accessibilité pour le justiciable.
Au cœur de cette mutation se trouve encore une fois le greffier, appelé à jouer un rôle déterminant dans la construction d’une justice plus rapide, plus accessible, plus transparente et mieux adaptée aux attentes des citoyens », a souligné Me Edasso Rodrigue Bayala.

À l’occasion de cette journée, le ministre s’est réjoui des avancées déjà enregistrées par son département à travers le développement de plusieurs plateformes innovantes, notamment le e-certificat de nationalité, le e-casier judiciaire, le e-plaintes, le e-permis de communiquer, les plateformes relatives au RCCM et au Registre des bénéficiaires effectifs, ainsi que les différents modules de la chaîne pénale.
Le ministre Bayala a formulé le vœu que cette rencontre soit un véritable laboratoire d’idées, un espace fécond d’échanges et de propositions, capable d’éclairer les choix de demain et de contribuer à l’émergence d’un greffe résilient, innovant et performant.

Un engagement salué par le parrain d’honneur
Le parrain d’honneur de cette 4e édition de la Journée du Greffier, Lassiné Diawara, opérateur économique, a félicité le comité d’organisation pour le choix d’un thème qu’il juge d’actualité. Il a également réaffirmé sa disponibilité à accompagner les initiatives visant à valoriser le métier de greffier.
Dramane Traoré pour Justice Infos Burkina






