vendredi 15 mai 2026 ⚖ L'information judiciaire, autrement ! contact@justiceinfosburkina.com
f
⚖ Actualités judiciaires & juridiques
babali, eau naturelle de Orodara
Flash info
Abandon de famille au Burkina Faso : dans quels cas la loi prévoit des poursuites pénales ?États-Unis : Elle tue son mari parce qu’il “prenait trop soin” d’elle après son opérationOuganda : Déclaré mort et enterré, un homme réapparaît vivant en pleine cérémonie funéraireRécit d’un procès : Le vigile d’une école viol une élève dans une salle de classeRécit d’un procès : Il expédie de la drogue via une compagnie de transportDans les couloirs du palais : La grand-mère qui refuse la liberté provisoire de son petit-filsNigeria : Un pasteur condamné à la prison à vie pour viol sur mineurs dans son égliseDans les couloirs du palais : Elle s’endette pour nourrir son fils… emprisonné pour avoir tué son pèreDans les couloirs du Palais: Elle porte plainte contre son concubin pour vol de 70 000 FCFA𝐌𝐨𝐝𝐞𝐫𝐧𝐢𝐬𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐩𝐫𝐨𝐝𝐮𝐜𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐩é𝐧𝐢𝐭𝐞𝐧𝐭𝐢𝐚𝐢𝐫𝐞 𝐚𝐮 𝐁𝐮𝐫𝐤𝐢𝐧𝐚 𝐅𝐚𝐬𝐨 : 𝐥𝐞 𝐂𝐈𝐂𝐑 𝐫𝐞𝐧𝐟𝐨𝐫𝐜𝐞 𝐥𝐞𝐬 𝐜𝐚𝐩𝐚𝐜𝐢𝐭é𝐬 𝐝𝐞𝐬 𝐚𝐜𝐭𝐞𝐮𝐫𝐬 𝐩é𝐧𝐢𝐭𝐞𝐧𝐭𝐢𝐚𝐢𝐫𝐞𝐬 à 𝐥’𝐮𝐬𝐚𝐠𝐞 𝐝𝐮 𝐥𝐨𝐠𝐢𝐜𝐢𝐞𝐥 𝐝𝐞 𝐠𝐞𝐬𝐭𝐢𝐨𝐧 « 𝐊𝐨𝐛𝐨𝐂𝐨𝐥𝐥𝐞𝐜𝐭 »Ghana : Un policier braqueur d’agences Mobile Money oublie son téléphone sur le lieu de son dernier crimeImmunités familiales : Dans quels cas un vol entre proches n’est pas puni au Burkina Faso ?Abandon de famille au Burkina Faso : dans quels cas la loi prévoit des poursuites pénales ?États-Unis : Elle tue son mari parce qu’il “prenait trop soin” d’elle après son opérationOuganda : Déclaré mort et enterré, un homme réapparaît vivant en pleine cérémonie funéraireRécit d’un procès : Le vigile d’une école viol une élève dans une salle de classeRécit d’un procès : Il expédie de la drogue via une compagnie de transportDans les couloirs du palais : La grand-mère qui refuse la liberté provisoire de son petit-filsNigeria : Un pasteur condamné à la prison à vie pour viol sur mineurs dans son égliseDans les couloirs du palais : Elle s’endette pour nourrir son fils… emprisonné pour avoir tué son pèreDans les couloirs du Palais: Elle porte plainte contre son concubin pour vol de 70 000 FCFA𝐌𝐨𝐝𝐞𝐫𝐧𝐢𝐬𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐩𝐫𝐨𝐝𝐮𝐜𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐩é𝐧𝐢𝐭𝐞𝐧𝐭𝐢𝐚𝐢𝐫𝐞 𝐚𝐮 𝐁𝐮𝐫𝐤𝐢𝐧𝐚 𝐅𝐚𝐬𝐨 : 𝐥𝐞 𝐂𝐈𝐂𝐑 𝐫𝐞𝐧𝐟𝐨𝐫𝐜𝐞 𝐥𝐞𝐬 𝐜𝐚𝐩𝐚𝐜𝐢𝐭é𝐬 𝐝𝐞𝐬 𝐚𝐜𝐭𝐞𝐮𝐫𝐬 𝐩é𝐧𝐢𝐭𝐞𝐧𝐭𝐢𝐚𝐢𝐫𝐞𝐬 à 𝐥’𝐮𝐬𝐚𝐠𝐞 𝐝𝐮 𝐥𝐨𝐠𝐢𝐜𝐢𝐞𝐥 𝐝𝐞 𝐠𝐞𝐬𝐭𝐢𝐨𝐧 « 𝐊𝐨𝐛𝐨𝐂𝐨𝐥𝐥𝐞𝐜𝐭 »Ghana : Un policier braqueur d’agences Mobile Money oublie son téléphone sur le lieu de son dernier crimeImmunités familiales : Dans quels cas un vol entre proches n’est pas puni au Burkina Faso ?
AccueilA la UneAbandon de famille au Burkina Faso : dans...
A la Une

Abandon de famille au Burkina Faso : dans quels cas la loi prévoit des poursuites pénales ?

JIB2 15 mai 2026 0
678985227 122158266800819040 4956217434971501036 n

Au Burkina Faso, l’abandon de famille constitue une infraction prévue et réprimée par les articles 531-12 et 531-13 du Code pénal. Ces dispositions sanctionnent les personnes qui se soustraient à leurs obligations conjugales, parentales ou familiales, au point de mettre en danger leur conjoint, leur concubin(e) ou leurs enfants.

L’abandon moral, matériel ou affectif

L’article 531-12 du Code pénal punit toute personne qui se rend coupable d’un abandon moral, matériel ou affectif, en violation des obligations conjugales ainsi que des devoirs de secours et d’assistance.

Cette infraction est punie de :

deux mois à six mois d’emprisonnement ;

300 000 à 2 000 000 de francs CFA d’amende.

Cette disposition vise les situations dans lesquelles une personne néglige gravement les obligations qu’elle doit à son conjoint ou à sa famille.

Le parent qui quitte le foyer et abandonne ses enfants

L’article 531-13 prévoit des sanctions plus sévères lorsqu’un père ou une mère de famille abandonne la résidence familiale pendant plus de trois mois et se soustrait, sans motif légitime, à ses obligations légales.

L’infraction est constituée lorsque ce comportement compromet :

la santé de l’enfant mineur ;

sa sécurité ;

sa moralité ;

ou son éducation.

Dans ce cas, la peine encourue est de :

trois mois à trois ans d’emprisonnement ;

250 000 à 3 000 000 de francs CFA d’amende.

Le Code pénal précise que le délai de trois mois ne peut être interrompu que par un retour au foyer traduisant la volonté de reprendre définitivement la vie familiale.

La privation d’aliments ou de soins à un mineur de moins de quinze ans

L’article 531-13 sanctionne également tout ascendant ou toute autre personne exerçant l’autorité parentale ou ayant autorité sur un mineur de quinze ans qui le prive d’aliments ou de soins au point de compromettre sa santé.

Les peines prévues sont les mêmes :

trois mois à trois ans d’emprisonnement ;

250 000 à 3 000 000 de francs CFA d’amende.

L’abandon d’une femme enceinte

Le même article punit le mari ou le concubin qui, sachant sa femme ou sa concubine enceinte, l’abandonne volontairement pendant plus de trois mois, sans motif grave ou légitime.

Cette situation expose également son auteur à :

trois mois à trois ans d’emprisonnement ;

250 000 à 3 000 000 de francs CFA d’amende.

Ce qu’il faut retenir

L’abandon de famille ne se limite pas au simple fait de quitter le domicile. Il devient une infraction pénale lorsqu’une personne manque à ses obligations au point de mettre en danger le conjoint, la concubine enceinte ou les enfants.

À travers les articles 531-12 et 531-13, le Code pénal burkinabè protège les membres de la famille contre les situations d’abandon moral, matériel ou affectif susceptibles de compromettre leur bien-être et leur sécurité.

justiceinfosburkina.com

JIB2

Laisser un commentaire
Partenaire