La famille, les collègues et les proches de Marie-Angèle Savadogo/Dabiré lui ont rendu un dernier hommage, ce lundi 12 octobre 2026, au cimetière de Taabtenga, à Ouagadougou. Secrétaire des greffes et parquets en service à la Cour administrative d’appel de Ouagadougou, la défunte laisse le souvenir d’une professionnelle dévouée, respectueuse et attachée à sa famille.
L’émotion était perceptible au cimetière de Taabtenga, ce lundi 12 octobre 2026, lors de l’inhumation de Marie-Angèle Savadogo/Dabiré. Autour de la tombe, parents, collègues, amis et connaissances se sont rassemblés pour accompagner la défunte à sa dernière demeure. Dans une atmosphère de recueillement, les personnes présentes ont partagé leur douleur et rendu hommage à celle qui a marqué son entourage par son engagement professionnel et ses qualités humaines.
Secrétaire des greffes et parquets à la Cour administrative d’appel de Ouagadougou, Marie-Angèle Savadogo/Dabiré a été conduite au cimetière après une série de cérémonies organisées en sa mémoire. Le programme des obsèques avait débuté le dimanche 11 octobre par une veillée de prière au domicile familial, au quartier Bendogo. Le lendemain, la levée du corps a eu lieu à la morgue du Centre hospitalier universitaire Yalgado-Ouédraogo, suivie d’un temps de prière et de recueillement en famille, puis d’une messe d’absoute à l’église Saint-Charles-Lwanga de Wayalghin.

Au cimetière, la présence de ses collègues a témoigné de l’attachement du personnel judiciaire à celle qui partageait leur quotidien professionnel. Les témoignages ont notamment mis en avant sa conscience professionnelle, sa disponibilité et son courage face à la maladie.
Une professionnelle engagée malgré la maladie
Représentant le directeur des greffes, en déplacement, le chef de greffe de la Cour administrative d’appel de Ouagadougou, Me Yésan Jean-Marie Tuina, a salué la mémoire d’une collègue qu’il a décrite comme une femme respectueuse, compétente et sociable.
Selon lui, Marie-Angèle Savadogo/Dabiré avait traversé une longue épreuve liée à la maladie, qui l’avait amenée à effectuer plusieurs séjours à l’hôpital. Malgré ces difficultés, elle conservait, a-t-il souligné, des qualités professionnelles et humaines appréciées de ses collègues.
Intégrée à la fonction publique en juillet 2017, elle avait commencé sa carrière au Tribunal de grande instance de Koudougou, avant d’être affectée à la Cour administrative d’appel de Ouagadougou. Elle comptait ainsi près de neuf années de service dans l’administration publique.
Évoquant leurs relations professionnelles, Me Tuina a insisté sur son sens de la collaboration et son respect envers ses collègues et les justiciables.

Le souvenir d’une mère attachée à sa famille
Benoît Zangré, secrétaire des greffes et parquets en service à la Cour administrative d’appel, avait connu la défunte en 2024, à son arrivée à Ouagadougou. Il garde le souvenir d’une collègue travailleuse, soucieuse de ses responsabilités et profondément attachée à sa famille.
« C’est une dame vraiment battante, qui aimait son service », a-t-il témoigné. Malgré sa maladie, a-t-il rapporté, elle continuait à se rendre au travail. Au bureau, elle prenait également régulièrement des nouvelles de ses enfants, s’assurant de leur sécurité et de leur bien-être.
Pour son collègue, cette attention portée à sa famille, conjuguée à son engagement professionnel, résume une partie de la personnalité de la défunte. Dans son hommage, il a formulé le vœu que Dieu lui accorde sa miséricorde et l’accueille au paradis.
Elle laisse derrière elle un époux et quatre enfants.
Nouriatou OUÉDRAOGO pour Justice Infos Burkina






