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Récit d’un procès : Il commet un accident lors d’un cortège de mariage et se retrouve à la barre

JIB2 23 juin 2026 0
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Les faits remontent au 24 juillet 2025 dans la ville de Banfora. L’accusé, Moussa (non d’emprunt), a d’abord été entendu à la barre pour relater les circonstances de l’accident. Il revenait de la célébration du mariage d’un ami. Après avoir quitté la mosquée où s’était déroulée la cérémonie religieuse, il s’était joint au cortège nuptial.

Comme cela se fait souvent lors de ce type de manifestation, les participants klaxonnaient et circulaient en groupe sur la voie publique. Le prévenu a expliqué qu’il roulait tout en échangeant avec un ami qui se trouvait derrière lui sur une autre moto.

C’est dans ces circonstances qu’il a aperçu, mais tardivement une moto qui circulait devant lui et qui tentait d’éviter un taxi-moto stationné sur le bord de la voie. Désemparé par cette situation soudaine, il affirme avoir tenté d’éviter la collision, mais en vain.

N’ayant pas pu éviter l’obstacle, il a percuté la moto de plein fouet par l’arrière. L’accident a causé des blessures à la victime, notamment à une jambe.

Après le choc, Moussa a tenté de lui apporter les premiers secours en lui posant un garrot avant l’arrivée d’une ambulance qui a conduit la victime dans un centre de santé pour sa prise en charge. Au terme des premiers soins, la facture médicale s’élevait à environ 400 000 francs CFA.

Le prévenu aurait alors indiqué à la victime qu’il ne disposait pas des moyens nécessaires pour régler une telle somme. Les discussions engagées entre les deux parties n’ayant pas permis de trouver un accord, l’affaire a finalement été portée devant la justice.

Interrogé à l’audience, Moussa a reconnu les faits tout en affirmant qu’il ne s’agissait pas d’un acte volontaire. « Si j’avais pu éviter l’accident, je l’aurais fait », a-t-il déclaré en substance.

Le procureur du Faso lui a alors rappelé que si sa conduite avait été plus prudente, l’accident ne se serait probablement jamais produit. Le ministère public s’est également intéressé aux circonstances de l’accident :« Avez-vous consommé de l’alcool avant l’accident ? », a demandé le procureur.

Le prévenu a répondu par la négative, expliquant que les festivités n’avaient pas encore commencé puisqu’il venait à peine de quitter la mosquée pour rejoindre le lieu de la célébration.

Le président du tribunal a quant à lui, cherché à connaître la vitesse à laquelle roulait Moussa. Celui-ci a soutenu qu’il circulait à environ 30 kilomètres à l’heure, estimant qu’il ne pouvait pas aller plus vite en raison de la présence du cortège.

La version de la victime est sensiblement la même que celle du prévenu. Elle a toutefois déploré le manque de volonté de Moussa à réparer les conséquences de son erreur.

Le président du tribunal a alors demandé au prévenu s’il était disposé à prendre en charge les frais d’hospitalisation de la victime. Moussa a réitéré sa position : « Je n’ai pas d’argent. »

À la fin des échanges, la victime, constituée partie civile a réclamé la somme de 950 000 francs CFA en réparation du préjudice subi. Dans ses réquisitions, le procureur du Faso a demandé que le prévenu soit reconnu coupable des faits qui lui sont reprochés.

Estimant qu’il s’agit d’une infraction relevant d’un régime contraventionnel de deuxième classe, il a requis une amende de 6 000 francs CFA pour le dépassement défectueux, 6 000 francs CFA pour défaut de maîtrise et 50 000 francs CFA pour blessures involontaires, soit un total de 62 000 francs CFA.

À l’issue des débats, le tribunal a mis le délibéré pour le 23 juin 2026.

Wangola Media

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