M.N. a comparu devant le tribunal correctionnel de Bobo-Dioulasso le 21 avril 2026. Il était poursuivi pour des faits de violation de domicile et de menaces sous condition.
Le 12 mars 2026, une équipe de la Brigade anti-criminalité (BAC) a interpellé M.N. à Bobo-Dioulasso pour avoir pénétré au domicile de deux jeunes de son quartier et les avoir menacés.
Selon le dossier, les protagonistes vivaient dans le même quartier. À la suite d’une mésentente, M.N. aurait proféré les menaces suivantes : « Si je vous vois dans le quartier, vous allez voir ce qui va vous arriver. »

À la barre, le prévenu a reconnu les faits. « Je reconnais avoir fauté, mais je regrette. Je demande pardon aux victimes », a-t-il déclaré.
Le juge lui a alors demandé pourquoi il s’était rendu au domicile des victimes pour les menacer. « C’est la mère de l’une des victimes qui m’avait invité dans la cour », a-t-il répondu.
L’une des victimes a affirmé à la barre que le prévenu tenait une machette le jour des faits. « Il nous a menacés avec une machette », a-t-elle déclaré.
Les victimes n’ont toutefois formulé aucune demande de dommages et intérêts. « Nous ne réclamons rien. Nous demandons seulement la paix », ont-elles indiqué.
Le parquet a estimé que les faits de violation de domicile et de menaces sous condition étaient constitués. Dans ses réquisitions, il a demandé au tribunal de condamner M.N. à 24 mois de prison avec sursis ainsi qu’à une amende ferme de 250 000 F CFA.
Le tribunal a finalement déclaré M.N. coupable de menaces sous condition et l’a condamné à 24 mois de prison assortis de sursis et à une amende ferme de 250 000 F CFA.
Source : L’Express du Faso






